EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Le règne des nuls – Edito 07/05/2019

« Ichhhh je savais pas païe on avait pas le droit, on m’a pas euh dit ». Serait-ce là la formule locale salvatrice de toute personne voulant se dédouaner d’agissement illégaux qu’on lui reprocherait ? A force on va finir par le croire. Mais cela appelle un constat encore plus pathétique que cette posture en elle-même. Ainsi ceux qui la prennent nous permettent d’en conclure que nous avons soit à faire à des gens profondément malhonnêtes et qui veulent nous prendre pour des idiots, soit à des gens atteints de scoumounite aigüe autrement dit d’une malchance profonde, soit qu’il s’agit de très très gros blaireaux qui n’ont rien à faire aux responsabilités où ils ont été placés. LA catastrophe absolue serait que ce soit un cocktail des trois.

Notre territoire n’est toujours pas soigné de ses anciennes dérives. Il génère encore des roitelets qui se rêvent nababs, qui plus bêtes que leurs pieds sont pourtant portés aux responsabilités par la ferveur populaire ou le copinage et autres magouilles politiques. En vrai il n’y a pas que ceux qui occupent le devant de la scène médiatique et politique, la sclérose a pris à tous les niveaux dans tous les pans de notre société. L’incompétence s’est imposée en règle, le savoir-faire et l’expertise sont l’exception.

Dans ces conditions comment voulez-vous que l’on avance ? La ferveur de ceux qui sont sous le commandement des idiots très souvent permet de sauver la situation in extremis en donnant le change voire même permet de produire ça et là des résultats positifs inespérés. Le pire c’est que lorsque cela arrive le cancre en tirera la gloriole et ce sera pour lui reparti pour un tour, il sera confirmé à son poste jusqu’à ce que la poudre aux yeux soit époussetée si tant est que ça arrive un jour.  Ce serait alors vertueux à condition que celui qui le remplace ne soit pas un autre produit de son engeance, mais ça c’est pas gagné non plus.

En dépit du bon sens des choix sont faits, ou pas (dans le genre on a laissé traîner et pourrir et du coup on est bien obligé de s’accommoder des effets induits), en fait on laisse se bâtir un véritable château de cartes. Vous voyez l’idée : les fondations sont profondément instables et quand le vent soufflera trop fort tout va s’écrouler.

Pas question de céder au pessimisme cela devrait inciter au contraire tous les valeureux à oser exister notoirement y compris en tapant du poing sur la table. Avec du courage et de l’audace on peut changer le monde, mais il faut le vouloir sinon nous resterons prisonniers du schéma de la loose.

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