EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Le vers dans l’Orange – Edito 10/08/2015

Ia Orana à toutes et à tous, ravi de vous retrouver avec cet édito que vous écouterez dorénavant en première diffusion du lundi au vendredi à 5h50, puis en rediffusion à 6h50 et midi trente sur Radio 1.

On est manifestement toujours en mode « je t’aime moi non plus » au Tahoeraa, ou ce qu’il en reste. L’ambition pourrait sembler être celle de reléguer dans la catégorie feuilleton de seconde zone des classiques dans le genre « Amour Gloire et Beauté » ou encore « Santa Barbara ». On redouble en effet d’efforts pour que l’intrigue qui transpire des agissements des uns et des autres nous tienne dans une pseudo haleine, qui en réalité est bel et bien fétide.

Ce déchirement continuel entre le père et le fils n’en finit pas comme nous le prouvent les derniers développements concernant la fédération Tahoeraa à Pirae où un moyen de la faire à l’envers à Fritch a été trouvé par Flosse. Et là je vais peut être vous étonner, mais en fait j’estime que c’est de bonne guerre. Quand on constate que la gangrène se propage dans un membre, qu’aucune possibilité de guérison n’est envisageable, on doit amputer.

Si faire de la politique c’est censé être une quête de sens que l’on veut donner à son action pour la collectivité, qu’en est-il lorsque l’on ne fait pas le nécessaire pour faciliter la lisibilité de celle-ci ? Car mon opinion c’est qu’à force d’atermoiements pour passer pour la victime de service, entre deux effets d’annonce, notre actuel Président de la Polynésie ne se positionne pas suffisamment vite ni clairement sur l’échiquier du new deal politique local. Une nouvelle donne qu’il a contribué à engendrer en fédérant les frondeurs oranges sous l’étiquette du Tapura à l’Assemblée et en prenant de fait ses distances avec le canal historique du Tahoeraa qui l’a pourtant porté au pouvoir.

Lorsque Gaston exhorte Edouard d’aller jusqu’au bout de sa logique et faire du Tapura un parti, qu’a-t-on comme contre argument à lui opposer ? Aucun, et je ne me fais pas une entorse du lobe frontal en l’avouant. A trop vouloir garder son derrière entre deux chaises, outre l’inconfort, vient un moment où on finit par chuter lorsque aucune des deux n’est stabilisée. Etre le vers dans la pomme, pardon, dans l’orange, est-ce une stratégie pour Edouard Fritch ? Si oui, force est de constater qu’aujourd’hui, elle ne paye toujours pas.

Cette plaie idéologique va-t-elle donc enfin cicatriser ? Pour le favoriser on serait tenté de conseiller le miel dont les vertus à ce niveau sont bluffantes mais … c’est vrai, il se fait rare. Ca, c’est une autre histoire, donc le gros bobo orange n’a pas fini de suppurer.

Retrouvez l’Edito d’Alexandre Taliercio du lundi au vendredi à 5h50, 6h50 et 12h30 sur Radio 1.

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