EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Le virus qui vous fait pleurer … – Edito 16/05/2017

A côté le bogue de l’an 2000 qui était censé paralyser une bonne partie de l’informatique mondiale paraît pour un simple petit coup de froid comparé à la gravité potentielle du virus Wannacry qui sévit actuellement.

Si vous êtes passés à côté, voilà de quoi il s’agit. Une faille de sécurité dans Windows XP décelée il y a plusieurs années déjà, a longtemps servi à la NSA de porte dérobée pour s’introduire dans les ordinateurs qui en étaient équipés. Cette agence de renseignement américaine était la seule à connaître cette faille, jusqu’à ce qu’elle se fasse dérober l’information. Elle a mis trop longtemps à réagir, et notamment à avertir Microsoft qui finira par rendre disponible une mise à jour corrective en mars dernier. Toutefois le risque a été totalement minimisé, la mise à jour n’a pas été appliquée suffisamment rapidement par les responsables informatiques d’entreprises. Et là vous vous dîtes, qu’il s’agit de Windows XP, un vieux système d’exploitation oui mais… Des centaines de milliers de sociétés ont encore des parcs informatiques entiers qui tournent avec ce logiciel, justement car il est censé être largement à maturité, et un niveau de sophistication suffisant pour des taches précises et limitées. C’est le cas pour la gestion d’appareillages médicaux dans les hôpitaux, ou encore de millions de distributeurs automatiques. Ces deux exemples à eux seuls sont suffisants pour nous donner des sueurs froides quand on imagine les conséquences dramatiques que la cyber attaque auraient pu avoir. Auraient car malgré plus de 200 000 ordinateurs bloqués, une usine Renault mise à l’arrêt, le pire a été évité par un jeune informaticien britannique qui par hasard a trouvé une solution pour stopper l’épidémie. Mais pour combien de temps ?

Dans un monde aussi dépendant des outils numériques, de l’hyper-connectivité, et alors que nos ordinateurs sont au centre de notre vie et contiennent généralement une somme d’information colossale et capitale pour nous, où que nous nous trouvions, nous ne pouvons plus prendre le problème par-dessus la jambe. Utilisateurs de PC ou de Mac, plus personne n’est épargné, il n’est plus possible sous peine d’être maso, de se passer d’un antivirus. Il n’est plus non plus question, quel que soit le type de logiciel que l’on utilise de ronchonner parce que l’on vous propose d’appliquer une énième mise à jour. Au pire, choisissez intelligemment et ne tardez jamais à installer celles qui sont estampillées comme étant liées à la sécurité. Mais aussi et surtout restez vigilants aux pièces jointes que vous recevez par email, en vérifiant la source et les scannant avec votre antivirus avant de les ouvrir. Car potentiellement c’est la boîte de pandore que vous ouvrez, où vos données personnelles tout comme la force de travail de votre entreprise sont mis en grand danger. Sinon, et bien le virus porte bien son nom, ce sera trop tard, vous risquez de beaucoup pleurer …

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