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L’éco-mobilité, une autre façon de se déplacer

 

Partant du constat qu’en Polynésie française, les transports terrestres et la production d’électricité concentrent la majorité de gaz à effet de serres, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et la Direction des transports terrestres, mettent en place pour la deuxième année consécutive, la charte Eco-mobilité. Cela à l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité qui se tiendra  du 16 au 22 septembre.

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et la Direction des transports terrestres, relancent pour la deuxième année consécutive, la charte Eco-mobilité. Celle-ci s’adresse en particulier aux entreprises ou organismes du territoire et aussi aux associations. Mais rien n’empêche les particuliers de s’en inspirer pour réduction le nombre de voitures sur les routes, en utilisant les transports en commun ou le covoiturage, ou en privilégiant la marche ou le vélo, bénéfiques pour la santé.

Cette charte permet de valoriser les actions en faveur de l’éco-mobilité. Les entreprises intéressées par le concept s’engagent à mettre en place au moins trois actions sur une liste de 100 disponibles sur le site de l’Ademe Polynésie française.

L’éco-mobilité se traduit par l’utilisation de mode de déplacement plus respectueux de l’environnement. Si le premier mode de déplacement respectueux de l’environnement qui nous vient en premier à l’esprit, est la marche à pied ou le vélo, il en existe d’autres, pas forcément rentrés dans les mœurs locales.

Le covoiturage, par exemple, s’il commence à voir le jour entre les salariés d’une même entreprise, il a encore un peu de mal à susciter de l’engouement chez les citoyens, du moins au quotidien. Et pourtant, le covoiturage a le mérite de réduire le nombre de voitures sur les routes et aussi de faire baisser les frais d’essence puisque ceux-ci sont partagés à plusieurs.

Plusieurs entreprises ont également investi dans un parc de véhicules électriques ou hybrides.

Pour Richard Lacroix, chargé de mission éco-mobilité à la Direction des transports terrestres, le fait de s’adresser en priorité aux entreprises, c’est aussi un moyen de lancer une dynamique. « Pour une entreprise, rationaliser ses déplacements est un moyen de faire des économies. De plus en plus elles s’équipent de véhicules hybrides ou électriques, le haut commissariat à fait l’acquisition de vélo à assistance électrique pour les déplacements courts. Il y a des efforts qui sont faits en ce sens. »  

Pour lui, il ne s’agit pas à tous prix de créer un changement radical, mais de donner une impulsion, et c’est chaque petite action qui vont permettre de montrer l’exemple et de toucher les nouvelles générations. D’ailleurs, à ce titre, la Direction des transports terrestres travaille avec la Direction générale de l’éducation et des enseignements afin de créer un kit de communication pour les enseignants sur l’éco-mobilité.

Concernant le bilan 2017, la dynamique a bien été enclenchée puisque c’est un total de 36 actions de la part d’entreprises du public ou du privé, qui ont été enregistrées en Polynésie dont 10 ont été labellisée au niveau européen contre seulement 39 pour le reste de la France. Au niveau national, la Polynésie française représente plus de 20 % des actions.

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3 Commentaires

  1. Vini
    21 juillet 2018 à 8h47 — Répondre

    Faudrait commencer par faire des pistes cyclables tout autour de tahiti

  2. microstring
    21 juillet 2018 à 9h25 — Répondre

    Et si notre maire commençait à mettre en place des pistes cyclables et de nouveaux parkings ? Aucun changement à ce sujet depuis que son mandat a été renouvelé.

    • Le rebeau
      23 juillet 2018 à 14h29 — Répondre

      Le problème des infrastructures est récurrent en Polynésie, mais on ne peut pas exiger aux organismes publics de faire des aménagements à partir du moment où nous ne payons pas d’impôts, nous ne sommes pas en Métropole ou en Nouvelle-Calédonie. Commencez par être irréprochables, commencer par apprendre à vos enfants et familles comment respecter les règles de circulation à vélo, les comportements sont de pire en pire (sens contraire, wheeling sur la route, non-respect des feux, priorité et passage piéton,…), la route n’est pas une aire de jeu. A ce moment-là, les cyclistes pourront faire valoir leurs droits et reprendre leur place sur la route, comme avant.

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