EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

L’Education : rempart contre la méchanceté – Edito 03/09/2020

A vous de me le confirmer mais je pense que ça y est, on dirait qu’ils ont gagné. De qui je parle ? Des gens qui manifestement doivent être tristes. Je me suis rendu compte qu’en fait ce qui se voulait être à la base un outil sympa de mise en relation des uns avec les autres, avait vu au fur et à mesure fondre la proportion de ceux qui s’y expriment de manière bienveillante au profit des plus hargneux. Le surf sur les réseaux sociaux, de loisir limite futile mais qui donne le sourire, est devenu un chemin de croix qui n’a même pas la vertu de vous guider au bout du compte vers la sacralité.

Quand bien même vous seriez prudents à choisir avec attention ceux qui méritent de figurer dans vos contacts, afin de vous prémunir contre toute forme de toxicité, vous n’êtes au bout du compte pas à l’abri qu’on vous impose un casting fluctuant qui au quotidien impacterait négativement sur votre expérience numérique. Car en dehors de votre propre mur de publications personnelles, si tant est que votre manière de filtrer se soit avérée efficace, vous n’avez de toute façon plus le contrôle.

Il n’y a encore pas si longtemps que ça il existait pourtant pas mal de personnes qui savaient prendre le temps d’écrire des choses positives, mais les fameux « trolls » dont je parlais dernièrement ont fini par les décourager. C’est comme s’il était devenu limite ridicule, honteux, d’exister notoirement sur ces supports pour faire autre chose que de s’insurger avec véhémence contre tout et n’importe quoi. A part des vidéos de chatons qui sortent un peu du lot, plus rien ne trouve grâce aux yeux de personne.

Alors je veux bien que les temps soient durs, que l’on s’inquiète à propos de lendemains qui ne sont pas garantis de chanter juste, mais quand même. C’est pour ça que je dis que ces gens doivent être tristes, parce que s’ils étaient heureux leurs propos auraient des relents de miel et pas de fiel. Leur tristesse les rend méchants. Et ça il ne faut pas le laisser s’installer définitivement sous peine qu’à terme et pour de bon, ce ne soit pas qu’une impression, être gentil deviendrait l’exception.

Parce que ce qui est inquiétant au demeurant c’est que les esprits les plus brillants, et bienveillants, dont déjà Socrate à l’époque, s’accordent à penser que nul n’est méchant volontairement. C’est notre degré d’instruction, d’éducation, notre intelligence en somme, qui nous influerait pour nous dévier du chemin du bien. Alors rien que pour cette raison et à la lumière de ce qu’est en train de devenir l’humanité, j’applaudis des deux mains toutes les tentatives qui sont faites pour que même pendant une pandémie mondiale on n’arrête pas les efforts afin que la Connaissance, avec un grand « C », soit toujours à portée.

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Répondeur de 6:30, le 03/09/2020

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