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Les 4 chargés d’études de l’APF ont « essentiellement travaillé au profit des élus d’un groupe politique en particulier » souligne la CTC

Le dernier rapport de la chambre territoriale des comptes (CTC) sur la gestion de l’assemblée de la Polynésie entre 2012 et 2018, que Radio1 s’est procuré, analyse également l’affaire des quatre chargés d’études sous la présidence de Marcel Tuihani. La CTC met en exergue « les surprenantes conditions de recrutement de chargés d’études ». La chambre considère que ses chargés d’étude ont « essentiellement travaillé au profit des élus d’un groupe politique en particulier ». La CTC note aussi qu’aucun appel à candidature interne n’avait été lancé alors même que cela aurait pu favoriser la mobilité interne ou externe.   

Ces chargés d’études ont été recrutés entre 2014 et 2015 par l’ancien président de l’assemblée Marcel Tuihani pour « mener des études et des évaluations au profit des élus, du président de l’assemblée ou des présidents de commissions ». Ce recrutement faisait suite aux conclusions d’un audit demandé par Marcel Tuihani, qui recommandait le renforcement du service des commissions.

Mais la chambre note que non seulement ces chargés d’étude ont finalement été rattachés au secrétariat général, et qu’aucune modification de l’organisation des services de l’institution n’a été faite dans ce sens, mais aussi que la création de cette commission « n’est intervenue que trois ans plus tard ».

La CTC stipule d’ailleurs que ces agents auraient « essentiellement travaillé au profit des élus d’un groupe politique en particulier ». Et elle note que le recrutement de ces chargés d’études « apparaît peu adroit », surtout au moment où l’institution réduisait ses effectifs … avec notamment la mise en place d’un plan de départs volontaires. La chambre indique  que ces recrutements ont coûté 93 millions de Fcfp en quatre ans.

La CTC note qu’aucun appel à candidature n’avait été lancé pour ces postes, alors même que cela aurait pu favoriser la mobilité interne ou externe. L’une de ces chargées d’études, relève le rapport, faisait partie de ses collaboratrices lorsqu’il était ministre.

La chambre écrit aussi que le président de l’assemblée avait fait son choix sur le recrutement d’une des chargées d’études « trois jours avant la réception de la lettre de candidature (…) pour un poste de juriste, disponible au sein de l’assemblée de la Polynésie ». Les travaux effectués par l’intéressée « ont principalement consisté en des tâches d’assistance et de secrétariat et en quelques études juridiques ponctuelles ».

Ainsi la CTC recommande « de définir une politique de recrutement adaptée aux missions de l’Assemblée et à ses moyens ».

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1 Commentaire

  1. COROSOL
    23 avril 2019 à 22h14 — Répondre

    Et encore des magouilles et du copinage. Le pays en sortira t il un jour ?

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Les 4 chargés d’études de l’APF ont « essentiellement travaillé au profit des élus d’un groupe politique en particulier » souligne la CTC