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Les acteurs du numérique veulent des formations et un deuxième câble

© Présidence

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Ouvrir l’offre de formation aux métiers du numérique ou encore développer les infrastructures numériques, tels sont les propositions faite par l’Observatoire du développement de l’économie numérique (ODEN) jeudi matin au ministre en charge de ce portefeuille, Teva Rohfritsch. Ces recommandations serviront à la redéfinition du plan de développement de l’économie numérique prévu pour la fin d’année.

L’ODEN a vu le jour en 2015 à l’initiative du Pays. L’objectif était de réunir les acteurs du numérique pour former quatre groupes de réflexion : accès numérique et usage, développement des contenus des entreprises, infrastructures et compétences, et enfin, e-service publics. Les ateliers se sont réunis une quinzaine de fois avant de présenter leur synthèse jeudi matin au ministre de l’Économie numérique, Teva Rohfritsch. Sur les quatre axes confondus, plusieurs sujets sont revenus dans les recommandations. Il a notamment été question du développement des infrastructures numériques. Le but étant d’attirer des investisseurs étrangers mais aussi de conserver les cerveaux polynésiens en mettant en place des incubateurs d’entreprises ou des pépinières. Les acteurs du numérique ont insisté sur la nécessité d’un second câble Honotua pour sécuriser le réseau et donc rassurer les potentiels investisseurs. A ce sujet Teva Rohfritsch a appelé les acteurs du numérique à accompagner le gouvernement pour que ce second câble soit réellement utile.

Autre point soulevé par l’ODEN, l’importance de développer l’offre de formations au numérique pour les entreprises et le service public, mais aussi les formations au métier du numérique. Selon l’ODEN, le pays doit garder ses spécialistes, ses codeurs par exemple, pour offrir un vrai potentiel de travail aux investisseurs. Teva Rohfritsch rejoint l’ODEN sur ce point et souhaite « balayer la carte de formation » pour qu’elle réponde aux besoins des entreprises.

L’ODEN a également demandé la refonte du code des postes et télécommunications. La Direction générale de l’économie numérique (DGEN) travaille déjà sur le sujet notamment pour s’adapter à l’ouverture du marché à la concurrence. Du côté des finances, Teva Rohfritsch affirme que des crédits sont déjà inscrits au budget du Pays. Il est notamment question d’une aide à la connexion pour les entreprises et des dispositions sur l’immobilier d’entreprise.

Les acteurs du numérique, le ministère et la DGEN se retrouveront en octobre pour le forum de la refonte de l’économie polynésienne. Un autre rendez-vous est prévu en novembre dans le cadre d’une réunion sur l’innovation.

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