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Les effets inattendus de la fonte des glaces : ça ne sent pas bon – Edito 09/04/2019

J’étais à fond dans la provoc hier en vous disant en substance que l’avènement de l’idiocratie posait un péril plus important à la planète que n’importe lequel des réchauffements climatiques. Finalement, pas vraiment. Je suis ainsi tombé sur un article de presse très sérieux qui mettait en lumière une conséquence inattendue des bouleversements de notre climat.

L’article était sobrement mais efficacement intitulé : « Alaska : 50 tonnes d’excréments sur le point de dégeler ». Oui oui j’en conviens ça fait beaucoup. Tous ces alpinistes qui depuis des décennies déféquaient à rude le glacier Denali en cachant honteusement sous la neige le fruit de leurs grosses commissions vont être à l’origine de futures avalanches fétides cauchemardesques. Et ça c’est juste pour cet endroit-là. Tous les autres glaciers du monde à la vitesse où les températures augmentent ont dans les années à venir le potentiel de devenir  de véritables enfers tant ce qu’ils vont libérer ne sera susceptible d’enchanter personne.

C’est marrant avant aujourd’hui j’avais entendu parler d’une multitude de problèmes liés à la fonte des glaces mais jamais de ce que je baptise ici et en exclusivité pour vous du « péril cacaire ».  Et encore ça c’est le sommet de l’iceberg de la caguade qui nous attend. Nous sommes en effet alerté depuis des années des risques encourus en raison de la fonte du permafrost. Le sol glacé de Sibérie ou d’Alaska contient en effet des milliards de bactéries et de virus enfouis en son sein. Plusieurs publications scientifiques dans des périodiques de renom pointent du doigt les conséquences épouvantables que cela pourrait avoir non seulement sur l’amplification du phénomène de réchauffement climatique en raison du relâchement de milliers de tonnes de gaz à effet de serre, mais aussi évidemment sur la santé des humains et de toutes les autres espèces animales vivante sur la Terre. Toutes ces choses microscopiques mais ô combien mortifères qui étaient en sommeil pendant des millions d’années et contre lesquelles les organismes vivants de notre monde ne sont pas préparés à se défendre, devraient par le seul effroi qu’elles provoquent forcer tous les gouvernements à instaurer des états d’urgences environnementaux. Pourtant ça palabre encore, ça négocie, ça tourne en rond, ça manque d’audace. Cop 21, Cop 22, Cop 23, viendra un moment où il n’y aura plus personne pour en organiser.

Effectivement l’idiocratie risque de ne pas avoir un très long règne, elle s’éteindra avec notre espèce, tic tac, tic tac. Ah la la on est pas dans la … Euh si si bientôt c’est vrai.

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