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Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : l’UPF créé le débat au Cesec


« Faut-il interdire ou encadrer l’usage des réseaux sociaux chez les mineurs en Polynésie ? ». C’est la question qui était posée par des étudiants de première et deuxième années de l’université, qui avaient réuni un panel d’élus, de responsables associatifs ou médiatiques, de spécialistes de la jeunesse ou d’influenceurs au Cesec ce vendredi. Un débat qui intervient alors qu’une proposition de loi est en voie d’être adoptée à Paris pour interdire Facebook, TikTok, Snapchat ou Instagram aux moins de 15 ans. Son application en Polynésie pose encore question, puisque le texte a été plusieurs fois remanié. Quoi qu’il arrive, des réflexions sont lancées pour une réglementation propre au fenua.
Des débats au Cesec, rien de plus normal, sauf que ce vendredi, les conseillers économiques et sociaux étaient largement minoritaires dans leur salle de plénière. Ce sont des étudiants de l’université qui ont pris le contrôle du Conseil économique et social pour la matinée et qui ont organisé « un débat public et citoyen ». Le thème : « Faut-il interdire ou encadrer l’usage des réseaux sociaux chez les mineurs en Polynésie ? ». Une question simple mais brûlante d’actualité puisqu’une proposition de loi instaurant, entre autres, une interdiction de connexion des moins de 15 ans à TikTok, Facebook ou Snapchat, a été votée a l’Assemblée nationale en janvier, puis adoptée au sénat le 31 mars, dans une version remaniée. Les parlementaires doivent se réunir dans les semaines a venir pour s’accorder sur un texte commun, et le président Emmanuel Macron a déjà pressé le pas en annonçant vouloir faire entrer en application dès le mois de septembre.

L’idée des étudiants de licence STES (Sciences de la Transition Écologique et Sociétale) et de Géographie, dans le cadre de leur cours de Droit des institutions, était donc de ne pas laisser le débat à Paris, mais de le créer localement. Car pour Tautai Becquet, en deuxième année de licence STES à l’université, la protection des mineurs contre le cyberharcèlement, les discours toxiques ou les algorithmes « abrutissants » est aussi un enjeu important au fenua :

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Déjà des résultats en Australie

Loin du petit projet de travaux pratiques, la séance a été préparée, orchestrée, animée et médiatisée par les étudiants sur le modèle d’un grand débat citoyen. Avec un plateau d’invités à la mesure des enjeux. On croisait ainsi, sur les bancs du Cesec ou à la tribune, des spécialistes de la jeunesse ou du numérique, des représentants des médias, et notamment de Radio1 et Tiare FM, des parents d’élèves, des influenceurs et aussi des parlementaires comme Nicole Sanquer et Mereana Reid-Arbelot, qui a rappelé l’état du débat législatif national et les limites de l’application du texte en Polynésie. Si la députée a rappelé que le texte ne sera étendu au fenua que par une mention expresse, cette application pose encore question, puisque la version finale de la loi n’a pas encore été votée. Plusieurs élus de l’assemblée ont aussi participé aux débats : des réflexions sont déjà lancées sur une réglementation locale, pour transposer ou compléter les règles nationales. Parmi les prises de parole attendues, celle de la consule d’Australie Greta Whyte qui a rappelé que son pays a été précurseur en matière d’interdiction des réseaux sociaux, en l’occurrence aux mineurs de moins de 16 ans. La loi est en vigueur depuis décembre dernier de l’autre côté du Pacifique, et si le gouvernement de Canberra ferraille encore avec Meta et les groupes exploitants des réseaux sociaux pour parfaire son application, ses effets bénéfiques se font déjà voir :

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Principal constat de la matinée : la protection des mineurs est complexifiée en Polynésie par les conflits de compétences entre le Pays et l’État. La discussion doit faire l’objet d’une synthèse de la part des étudiants de l’UPF