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Les « fare solidaires » de Te Vai-ete presque prêts… trop tard pour leurs bénéficiaires

À l’occasion de la remise de diplômes de commis de cuisine à six SDF, l’un des facteurs d’échec mentionnés a été le fait qu’ils n’ont pas pu bénéficier, ces derniers mois, des « fare solidaires » inaugurés en grande pompe en avril dernier. Les finitions devraient être achevées ce weekend, assure Père Christophe qui compte dessus pour loger les 12 femmes qui vont entamer la même formation en septembre.

Au départ du projet en 2024, Père Christophe avait demandé au Pays la mise à disposition temporaire du terrain adjacent à l’Accueil Te Vaiete de Mamao, « pas de bungalows, j’avais l’intention de le faire moi-même », dit-il.  Puis il avait été question d’y affecter certains des « fare-containers » utilisés pour les Jeux olympiques. Mais le Pays semble avoir changé d’avis, et le ministère des Solidarités à voulu apporter ces cinq bungalows, inaugurés devant la presse et les futurs bénéficiaires le 14 avril. Dès la fin du mois d’avril Père Christophe exprimait sa mauvaise humeur au sujet des lenteurs administratives de la DSFE, tout en exonérant le ministère lui-même.

Les conventions nécessaires ont bien été signées, rassure-t-il, même si « ça a pris du temps » : la première pour la mise à disposition du terrain entre G2P et la DSFE, et la seconde entre la DSFE et le Camica pour la mise à disposition du terrain équipé.

Sauf que la réception des travaux par la DSFE a pris du retard : « Ils ne sont pas terminés, parce qu’il y a eu un souci avec l’entreprise : les deux actionnaires se sont séparés, les employés n’avaient pas été payés, c’était des sortes de prototypes et le travail a été un peu bâclé, donc les bungalows n’ont toujours pas été réceptionnés par la DSFE« , explique Père Christophe.

Conséquence : ces bungalows que les bénéficiaires du programme ont vu être construits et inaugurés, ils n’ont pas pu y loger, ne serait-ce que pour les deux derniers mois de leur formation. Père Christophe estime que cette déception a pu contribuer à la rechute dans l’ice de certains d’entre eux.

« Aujourd’hui le souci est purement matériel, ce sont les finitions, ça doit se finir aujourd’hui ou demain. On compte dessus pour les filles qui doivent arriver en septembre. »