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Les jeunes : aimer la musique des mots c’est encore possible de nos jours – Edito 15/11/2017

Au quotidien il m’est donné de saisir l’importance que peut revêtir la manière dont on décide d’agencer les mots. Il n’est pas toujours aisé d’en faire une mélodie appréciée de tous, si tant est que ce soit le but recherché, mais leur maniement permet manifestement de jouer avec leur poids. Je ne vous cache pas que parfois il faut pouvoir l’assumer tant ils ont tendance à pouvoir vous vouter le dos. Mais passons …

On pourrait s’imaginer que la bonne pratique de la langue française, et notamment un maniement respectueux de son orthographe, est devenue désuet. A l’heure où le « parler sms » s’érigerait presque en modèle, les derniers irréductibles ont tendance à avoir envie de baisser les bras. J’ai déjà eu l’occasion ici de vous parler de mes yeux qui piquent lorsque l’on se penche juste un instant sur la manière dont les plus jeunes écrivent dans des statuts publics sur les réseaux sociaux.   Mais en fait, suite à de nombreux témoignages spontanés de jeunes gens qui, de gré ou de force, m’écoutent tous les matins dans la voiture avec leurs parents, une tendance se fait jour. J’en suis très agréablement surpris. Ils perçoivent à quel point la musique des mots a le potentiel de mieux sonner par rapport à l’usage qu’ils en font. De ce constat nait ainsi à la fois une saine curiosité et une envie de pouvoir eux aussi composer de la sorte. Malgré tous leurs gadgets électroniques, leurs occupations de « djeunes », et autres futilités de l’adolescence, ils parviennent à saisir l’intérêt de mieux comprendre, de mieux parler, de mieux écrire.

Ils ont tous la même question : « comment on fait » ? Il n’y a pas de secrets les amis, selon l’expression consacrée : si c’est en forgeant que l’on devient forgeron, alors c’est en se plongeant dans les mots que l’on peut nourrir l’ambition de les dompter … A partir de demain démarre au Fenua notre salon du livre. Il y en aura pour tous les publics, pour tous les goûts. N’avoir de rapport avec la lecture qu’en fonction des ouvrages que l’on vous oblige à lire dans le cadre de vos cours, évidemment que c’est rébarbatif et pas très engageant. C’est pour cela que mon conseil, c’est d’opter pour la lecture « plaisir ». Posez-vous un moment. Réfléchissez à ce que vous aimez, à ce que sont vos passions. Retrouvez en vous cette lueur de curiosité qui doit vous animer au quotidien pour vous construire en tant que futur homme ou femme. C’est normal de se poser des questions, c’est normal de vouloir comprendre, mais c’est anormal de ne pas chercher les réponses et rester dans l’ignorance. On dit que le savoir a le potentiel d’être une arme redoutable pour celui qui le maîtrise. Mais au lieu de penser d’abord à cette image ayez plutôt en tête le fabuleux héritage qu’il représente. C’est un patrimoine que vous pourrez faire fructifier en le partageant et en devenant peut être un jour vous aussi un artisan de son étoffemment.

Alors que vous commenciez par des BD, des mangas, des magazines, accordez ensuite le droit à votre imagination de se laisser porter par des petits romans sympas, même si ce n’est pas hautement intello. Ainsi votre amour pour les mots ira à vau-l’eau. Et avant que vous ne vous en rendiez compte vous contribuerez vous aussi à la rendre belle cette mélodie.

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1 Commentaire

  1. Pierre André
    17 novembre 2017 à 8h45 — Répondre

    Avez-vous remarqué comme les animateurs parlent de plus en plus vite, au point d’avaler les mots en se coupant la paroles… Pauvre France, même ton langage fout le camp…

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