EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Les jeunes ne veulent pas être des moutons – Edito 03/05/2018

L’initiative fait plaisir à voir. Hier j’ai suivi en direct, grâce à un live sur la page Facebook de Radio 1, une conférence de presse que donnait une brochette d’étudiants. Réunis en association dont le nom annonce la couleur pour ceux qui comprennent l’anglais couramment : « We’re not sheep ». Cela veut dire « nous ne sommes pas des moutons ». Ils ont pour ambition à quelques jours à peine du 2ème tour des Territoriales d’inciter tous les jeunes abstentionnistes à aller voter. Quelle que soit la préférence de chacun, quelle que soit la couleur du bulletin, il faut remplir son devoir de citoyen et faire entendre sa voix. On les sent fiu d’un système et leur volonté est de fédérer notamment par les réseaux sociaux. La vérité c’est qu’il y a du boulot.

C’est de beaucoup de courage dont il faudra faire preuve pour réconcilier la jeunesse avec l’idée d’une implication dans la vie citoyenne notamment par le vote. Ces jeunes gens motivés et tous ceux qui s’intéressent à eux devront ni plus ni moins que redorer le blason de quelque chose qui provoque de l’aversion. Car à force que les inégalités se soient creusées, que le désintérêt de la chose publique se soit ancré dans l’inconscient collectif, tous les jeunes ne sont pas devant le même pied d’égalité quant à comprendre pourquoi il faut s’impliquer dans la vie de la cité.

Jeudi dernier a été remis au chef de l’Etat un rapport sur la mise en œuvre du service national universel. On parle d’un mois obligatoire dès l’âge de 16 ans, c’est pas non plus la mort. Selon les premières indiscrétions, ici pas question de pure discipline militaire et maniement d’armes, mais plutôt de trouver un cadre pour transmettre des valeurs, donner et mettre en pratique de l’instruction civique. Le concept a tendance à faire mouche, au Fenua aussi, chez tous ceux qui se morfondent à propos d’une jeunesse qui se replie sur elle-même au lieu de s’ouvrir au monde et de servir la communauté, et surtout qui se perd en violence et autres risques de dérives délinquantes.

Entre le service universel et des jeunes qui se mobilisent pour d’autres jeunes, il y a donc de la lumière au bout du tunnel. Toutefois dans certaines hautes sphères politiques de notre pays, celles où l’on se plait à faire rentrer dans le rang tous les électrons libres, le nom de l’association de ces étudiants a été interprété de manière très orientée. Au lieu de « we’re not sheep », « nous ne sommes pas des moutons », ils ont compris « we’re not cheap », qui peut se traduire par « nous ne sommes pas bon marché ». Des kits « peta » upgradés sont déjà en train d’être préparés. Blague …

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