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Les nouveaux calendriers scolaires vont-ils faire tanguer la Hawaiki Nui Va’a ?

Adoptés en conseil des ministres mercredi, les calendriers scolaires pour 2027 à 2029 suppriment une semaine de vacances de la Toussaint et enlèvent une semaine en avril pour la mettre en février. Un choix encore ouvert à discussion mais qui suscite déjà des inquiétude chez les organisateurs de la Hawaiki Nui Va’a. Car la suppression des vacances autour de la grand-messe de la rame pose la question de la disponibilité des établissements accueillant les athlètes et de la mobilisation des participants, des familles et du public. L’association organisatrice a sollicité une rencontre avec la ministre de l’Éducation afin de discuter du sujet.

À peine la nouvelle est-elle tombée qu’elle a suscité de nombreuses réactions. L’annonce de l’adoption, ce mercredi, de l’arrêté fixant le calendrier scolaire des trois prochaines années scolaires a été suivie de nombreux questionnements et messages d’inquiétudes. La cause principale : la suppression d’une semaine de vacances fin octobre/début novembre, sur les deux que comptent les vacances de la Toussaint et le basculement d’une semaine de vacances en avril, en février.

Certains se sont inquiétés de la diminution de la durée des vacances situées entre la rentrée d’août et les vacances de Noël, qui ne seraient plus que d’une semaine chacune au lieu d’une et deux semaines actuellement. Cela pourrait avoir pour conséquence d’empêcher certains enfants des îles éloignées de rentrer chez eux pendant leurs congés écourtés. Mais le principal sujet de préoccupation évoqué par les commentateurs concerne la Hawaiki Nui Va’a.

Quid des équipes accueillies dans les écoles

La célèbre course de V6, organisée entre Huahine, Raiatea, Taha’a et Bora Bora sur trois jours, se tient durant cette semaine, à cheval sur les mois d’octobre et de novembre. Et selon Rodolphe Apuarii, président de la Fédération tahitienne de va’a, l’événement nécessite une semaine d’organisation en amont, afin notamment d’accueillir les équipes qui sont logées dans les écoles. Une situation difficilement gérable si les établissements scolaires ne sont pas disponibles à cette période, car les paroisses ne seraient quant à elles pas en mesure d’accueillir autant de monde, selon le président de la fédération.

D’autre part, il serait plus difficile pour les participants, notamment les jeunes rameurs, leurs familles ou encore le grand public de se mobiliser autour de cette grande manifestation sportive si elle devait être organisée en dehors des vacances. L’an dernier, “780 rameurs répartis au sein de 73 équipes”, un chiffre record, ont participé à cet “événement sportif et culturel majeur du Pacifique”, selon le communiqué publié par la présidence à l’occasion de la 32e édition de la course.

Dans l’attente d’un entretien avec la ministre de l’Éducation

De son côté, l’association Hawaiki Nui Va’a n’a pas souhaité réagir pour le moment. Avant de communiquer sur le sujet, sa présidente attend d’être reçue par la nouvelle ministre de l’Éducation afin de discuter de cette décision, qui émane de son prédécesseur au gouvernement. Une décision pour laquelle les associations sportives n’avaient pas été consultées en amont et qu’elles ont découvert en même temps que le grand public, à l’issue du conseil des ministres de mercredi.

Néanmoins, dans le compte-rendu de ce conseil des ministres, il était précisé que “les calendriers 2027-2028 et 2028-2029 pourront être ajustés à l’issue d’une phase de suivi ». Ils doivent également permettre “d’engager, dans un cadre sécurisé et concerté, les évolutions nécessaires au bénéfice des élèves”. Rien n’est donc encore acté.