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Les pensions de famille peinent à rivaliser avec les hôtels

Les hôtels captent 95% du chiffre d’affaires de l’hébergement de tourisme terrestre, ne laissant que 5% du CA aux pensions de famille, d’après l’Observatoire des concentrations, que vient de publier l’Autorité polynésienne de la concurrence. La part de l’hôtellerie internationale dans l’offre globale a pourtant fortement baissé depuis 2009, souligne l’APC.

L’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) publie son deuxième Observatoire des concentrations, et s’intéresse notamment au secteur de l’hébergement de tourisme, qui pèse 38,2 milliards de Fcfp en termes de chiffre d’affaires. Des sommes captés en grande partie par l’hôtellerie classique : « Les hôtels et les hébergements similaires détiennent à eux seuls 94,8 %, soit 36,161 milliards de Fcfp et les établissements familiaux environ 5,1 %, soit 1,950 milliards de Fcfp. » L’Autorité précise qu’une vingtaine d’établissements de petite hôtellerie familiale ne se sont pas inscrits dans la bonne catégorie, mais que les données sont suffisamment significatives pour être analysées. Il est notamment intéressant de constater que cette répartition du CA global « est assez stable depuis 10 ans », alors que la crise est passée par là et que l’hôtellerie internationale ne représente plus que 60% du total des chambres offertes en 2015, contre 75% de l’offre globale en 2009. D’après l’APC, les pensions de famille font sûrement les frais du développement de l’activité de « meublé de tourisme », qui passe notamment par Internet, mais les données chiffrées actuelles ne permettent pas encore de « mesurer l’importance (de cette nouvelle concurrence) de manière précise ».

D’une manière globale, le secteur de l’hôtellerie apparaît « toujours faiblement concentré ». L’Autorité précise toutefois qu’elle ne prend en compte que les données de 2015, excluant donc les mutations de 2016 avec les opérations de rachat de HNA Tourism et du groupe Grey. S’il y a concentration, elle s’observe sur un plan géographique : Bora Bora et Moorea représentent la moitié des chambres offertes par l’hôtellerie internationale au fenua.

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2 Commentaires

  1. Toto
    6 janvier 2018 à 18h22 — Répondre

    Il faut comparer les nuitées pas le CA !! Forcément que le CA est plus élevé chez les hôtels que chez les pensions, une nuit au St Régis ou au Four Season coûte l’équivalent de 10 nuits dans une pension ! C’est pas comparable votre truc…

    • 9 janvier 2018 à 9h07 — Répondre

      « Il est notamment intéressant de constater que cette répartition du CA global « est assez stable depuis 10 ans », alors que la crise est passée par là et que l’hôtellerie internationale ne représente plus que 60% du total des chambres offertes en 2015, contre 75% de l’offre globale en 2009. »

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