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Les règles de conservation alimentaire vont changer

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Des réunions de travail sont actuellement organisées par le Centre d’hygiène et de salubrité publique (CHSP) afin d’apporter des modifications à l’arrêté fixant les durées de conservation de certaines denrées alimentaires. Il s’agit surtout d’un « toilettage » de l’arrêté datant de 2006. Dans ce qui n’est encore qu’un projet, la liste des denrées va évoluer et tout comme les démarches visant à fixer les durées de consommation des produits. Certaines modifications pourraient permettre l’ouverture de nouveaux marchés.

Durant une semaine, le CHSP réunit dans ses locaux les professionnels du secteur de l’alimentation afin de leur présenter le projet de modification de l’arrêté portant sur la durée de conservation des denrées alimentaires. Cette durée de conservation est définie par deux notions, la date limite de consommation (DLC) pour les denrées périssables et la date limite d’utilisation optimale (DLUO) pour les denrées stables, type conserves. Jusqu’à présent seules les denrées animales ou d’origine animale étaient concernées. La modification prévoit d’inclure les denrées d’origine végétale. Le nouveau texte veut également revoir la liste parfois trop précise des denrées soumises à cette réglementation. Par exemple on ne parlait que du thon et pas des autres poissons. L’un des changements majeurs du nouveau texte, réside dans la possibilité d’étendre la durée de conservation de certains produits frais en prouvant scientifiquement leur résistance. C’est ce qu’explique la responsable de la section hygiène alimentaire du CHSP, Florence Tolza.

Certaines denrées vont également voir leur durée de consommation s’allonger ou se raccourcir. C’est le cas du poisson qui jusqu’à présent pouvait être conservé jusqu’à 12 jours. L’avis des professionnels a permis de réduire ce délai de 7 à 10 jours. En restauration collective, là où les plats ne pouvaient être conservés qu’un jour, le nouveau texte donne trois jours aux professionnels si la maîtrise du refroidissement rapide est prouvée. Pour la filière laitière, le lait pasteurisé va bénéficier d’un rallongement de sa durée de consommation qui pourrait lui ouvrir de nouveaux marchés.

La modification de l’arrêté apportera aussi de nouveaux pouvoirs de police administrative au CHSP qui est chargée de réaliser les inspections.

Le texte sera transmis au mois de juillet au gouvernement puis étudié en conseil des ministres. Les nouvelles réglementations seront donc applicables d’ici la fin de l’année.

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1 Commentaire

  1. Iritahua
    6 avril 2016 à 8h18 — Répondre

    C’est bien beau les dates limites, qui va contrôler, les fonctionnaires parlent beaucoup et aucune suite.

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