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L’expertise sur les terres rares du fenua qui passe mal

nodule polymétallique (Portugal)

Alors que le débat sur la compétence du Pays en matière de « terres rares » et de l’État en matière de « ressources stratégiques » a rebondit vendredi entre l’UPLD et la ministre des Outre-mer, les élus de l’assemblée devaient examiner mardi dernier une convention signée en janvier 2015 entre l’État, la Polynésie et l’IRD concernant le financement d’une « expertise sur les ressources minérales sub-océaniques ».

Le départ de l’élu Tahoeraa, Fernand Tahiata, de l’assemblée doit conduire la commission des Ressources marines, des mines et de la recherche de l’assemblée à élire un nouveau membre. Raison pour laquelle les élus ont décidé, mardi dernier, de reporter l’étude des dossiers qui devait être examinés en commission. Et parmi ces dossier, les élus devaient notamment étudier une convention signée entre l’Etat, la Polynésie et l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en janvier 2015 concernant le financement, à hauteur de plus de 31 millions de Fcfp, d’un projet « d’expertise collégiale internationale sur les ressources minérales sub-océaniques en Polynésie française » prise en charge par l’Etat et par le Pays dans le cadre du contrat de projet 2008-2014. L’IRD est chargé de faire, dans un délai d’un an, « un état des connaissances disponibles des campagnes d’exploration des ressources minérales » et de proposer des « recommandations… ou le cas échéant l’élaboration d’un schéma directeur d’exploitation durable des ressources minérales ».

Pour le président du groupe UPLD, Tony Géros, l’étude de cette convention n’est pas « prioritaire ». Il estime qu’il faudrait surtout régler le problème de la compétence relative aux « ressources stratégique ».

De son côté, le président de l’assemblée, Marcel Tuihani, s’est dit « outré » de la manière dont ce dossier a été traitée, puisque la convention Etat-Pays-IRD a été signée en janvier dernier et qu’elle n’arrive à l’assemblée que dix mois plus tard… « Il y a plus qu’un déni de la démocratie », affirme-t-il.

Le président Tapura de la commission des Ressources marines, Charles Fong Loi, estime que la signature de cette convention avant l’avis des élus « normal ». « On appelle cela une normalisation de tout ce qui a été prévu ». Pour l’élu : « Il n’y a pas lieu de polémiquer ».

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Journal de 7:30 le 21/11/15

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