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Ligue 1: Depay à Lyon, deuxième gros coup du mercato français

Paris (AFP) – Un jeune ailier très prometteur mais en déshérence venu se relancer en France ? Lyon a attiré la pépite néerlandaise Memphis Depay et ainsi frappé fort dans le marché hivernal des transferts après l’arrivée du champion du monde allemand Julian Draxler au PSG.

Depay, qui était à Manchester United depuis l’été 2015, s’est engagé pour quatre ans et demi. L’indemnité de transfert s’élève à 16 millions d’euros, plus 9 M EUR de bonus éventuels (6 en fonction des qualifications européennes et des titres de champion, et 3 en cas de prolongation de contrat du joueur à l’OL).

Le joueur de 22 ans a lui-même annoncé en premier son transfert, d’un tweet avec une photo de son dos entièrement tatoué d’une tête de lion, surmontée du message en lettres capitales: « Nous sommes l’Olympique lyonnais ».

Cela faisait quelques jours que se dessinait l’arrivée à l’OL de cet ailier qui palliera dans l’immédiat l’absence de Rachid Ghezzal, parti disputer la Coupe d’Afrique des nations avec l’Algérie.

Son profil: un joueur rapide, dribbleur, provocateur. « J’ai joué numéro 10 ou sur l’aile droite mais ma position préférée est sur le côté gauche », a-t-il précisé en conférence de presse de présentation. « Je peux toutefois m’adapter ».

– Tendance Lisandro ou Gourcuff ? –

C’est un gros coup, à plus d’un titre.

D’abord, la somme est conséquente: en fonction des bonus, elle avoisine les deux plus grands investissements de l’histoire de Lyon. L’un fut une réussite, l’attaquant argentin Lisandro Lopez (24 M EUR), 2009-2013. L’autre un accident industriel, le meneur Yoann Gourcuff (22 M EUR), 2010-2015.

Ensuite, Depay présente un certain pedigree: il a explosé au PSV Eindhoven, avec des statistiques ronflantes (34 buts en 62 matches de championnat néerlandais entre 2013 et 2015), et a fait son trou en sélection nationale (27 sélections, 5 buts). Il faisait même partie du groupe des Oranje qui a fini 3e du Mondial-2014, y marquant deux buts.

Enfin, il vient de Manchester United, club qui fait partie du gratin du foot mondial. Il n’a pas manqué de le signaler: « Je me suis entraîné et j’ai joué avec de grands joueurs, Zlatan (Ibrahimovic), (Wayne) Rooney ou (Paul) Pogba. J’ai appris beaucoup à leur contact. D’où je viens, la différence est grande. J’ai beaucoup appris et j’ai tout amené dans mes bagages ».

Mais voilà: c’est aussi à Manchester que son élan s’est brisé net. En août 2015, son excellente prestation contre Bruges en barrages de Ligue des champions (3-1), assortie d’un doublé et d’une passe décisive, n’a eu aucune suite. Son séjour à Manchester, au fil des mois, a carrément viré au fiasco.

– Bon esprit, selon Mourinho –

Le Néerlandais, mythique N.7 mancunien dans le dos, a vite été barré par la concurrence d’Anthony Martial et l’éclosion de Marcus Rashford, dans un effectif étoffé sur les ailes (Ashley Young, Antonio Valencia etc.).

« Il n’a pas réussi pendant ces 18 mois, mais il est jeune », a affirmé Jose Mourinho, qui a loué le choix de recrutement de son prédécesseur Louis van Gaal et expliqué que Depay « joue à un poste, ailier, où nous sommes surchargés, donc c’est plus difficile d’avoir sa chance ».

L’entraîneur mancunien a aussi tenu à souligner le bon esprit du joueur: « C’est un fantastique professionnel, un gamin qui a respecté tout le monde, un gamin qui a travaillé dur pour avoir sa chance, un gamin qui était frustré parce qu’il ne l’obtenait pas, mais je n’ai que de bonnes choses à dire à son sujet ».

Le profil de Depay présente pas mal de similitudes avec Draxler: l’Allemand, également 27 sélections (mais 3 buts), a lui aussi fini sur le podium de la dernière Coupe du monde. Arrivé à Paris contre une indemnité évaluée autour de 40 millions d’euros, il fait également figure de grand espoir de son foot national et sort d’une demi-saison médiocre à Wolfsburg.

Draxler a déjà marqué deux buts en deux matches officiels, et a poussé Angel Di Maria sur le banc le week-end dernier à Rennes, où l’Allemand a marqué le but de la victoire.

Lyon espère pouvoir qualifier Depay dès son rendez-vous de dimanche. Car au menu, c’est Marseille.

Memphis Depay sous le maillot de Manchester United contre Watford à Old Trafford, le 2 mares 2016. © AFP

© AFP/Archives OLI SCARFF
Memphis Depay sous le maillot de Manchester United contre Watford à Old Trafford, le 2 mares 2016

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