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Ligue 1: Lorient-Montpellier et Nancy-Caen, le carré de la peur

Paris (AFP) – Lorient-Montpellier et Nancy-Caen, c’est la lanterne rouge face au 17e, et l’avant-dernier contre le 18e, soit les quatre derniers de L1 qui s’affrontent samedi soir (20h00) pour la 11e journée: revue des raisons de désespérer et des signes d’espoirs.

. Lorient-Montpellier: les orphelins

LORIENT

. Recherche entraîneur…

Si démettre de ses fonctions Sylvain Ripoll a permis de crever l’abcès dans un club où la tension était très palpable, cette décision, qui semble bien hâtive sur un plan strictement sportif, ouvre une période d’incertitude sur l’avenir des Merlus à court et moyen terme. Cela menace l’identité très forte de la maison tango, basée sur un jeu technique et offensif, déjà mise à mal par le départ de Christian Gourcuff en 2014. Le renoncement de Rolland Courbis, piégé par son rôle de consultant médias, n’aide pas.

. … mais des absents reviennent

Lanterne rouge, le club breton mérite le titre officieux d’équipe la plus poissarde, entre blessures de cadres (Moukandjo, Cabot, Lautoa) et suspensions parfois longues (Touré, Jeannot). Le retour engagé ou très prochain de ces joueurs pourrait faire du bien.

MONTPELLIER

. Orphelins de Ninga, frappés par une gastro-entérite…

Casimir Ninga, gravement blessé le 18 octobre, ne rejouera probablement pas avant la fin de la saison. Or, avec cinq buts et deux passes décisives, le Tchadien était le guide offensif du club, où les autres attaquants balbutient, entre un Mounié à 2 buts et des Camara et Bérigaud à zéro. Mounié a dû déclarer forfait pour la rencontre, tout comme le meneur de jeu montpelliérain Boudebouz et trois autres joueurs, frappés par une épidémie de gastro-entérite.

. … mais l’habitude des crises

Présidé par Louis Nicollin, le plus expérimenté en L1, le club ne panique pas face à l’adversité. Depuis le départ de René Girard en mai 2013, il multiplie les mauvais débuts de saison mais finit par survivre en élite. L’an passé, il ne comptait qu’un petit point après sept journées, avec en prime une fracture irréversible entre le boss et son entraîneur Rolland Courbis. Sans oublier la blessure de son gardien, Jourdren. Il a réussi à se maintenir après le départ impromptu de Courbis, remplacé par Frédéric Hantz. Montpellier « s’attendait à vivre une saison de transition », selon le président délégué Laurent Nicollin.

. Nancy-Caen: buteurs muets, défense enrouée

NANCY

. Une attaque pauvre…

L’ASNL, qui n’a remporté qu’un seul match de L1, a la plus mauvaise attaque du championnat (5 buts), avec six matches sans aucun but inscrit, et est l’équipe qui cadre le moins ses tirs (24,7%). Le secteur offensif revient à Hadji, 36 ans, entouré de joueurs qui découvrent la L1 (Dalé, Mabella, Koura) ou en perte de vitesse (Mandanne, Dia).

· … mais un coach aguerri

L’entraîneur, Pablo Correa, qui bénéficie de l’amitié du président Jacques Rousselot, est expert dans le bétonnage défensif pour aller chercher le maintien, lutte dont il a l’habitude. La victoire 4-2 contre Caen – comme on se retrouve – mercredi en Coupe de la Ligue pourrait servir de déclic au groupe.

CAEN

. Une dynamique inquiétante…

Plutôt ambitieux en début de saison, Caen reste sur six défaites lors des huit derniers matches, dont certaines ont fait très mal, comme le 6-0 encaissé à domicile face à un PSG emmené par un Cavani de gala (4 buts en 45 minutes) ou le 3-2 à Montpellier, qui a arraché les trois points en jouant à 10. Alors que Patrice Garande avait affiché comme principal objectif de la saison de prendre moins de buts, Caen en a déjà pris la bagatelle de 19 en championnat et encore 4 contre Nancy en Coupe de la Ligue, même s’il s’agissait d’une arrière-garde remaniée.

. … mais un club sain et soudé

Il y a deux ans, Caen avait réussi à se maintenir, alors qu’il était dernier avec 15 points après 20 journées. Le Stade Malherbe compte aussi des joueurs comme Féret, Yahia, Seube ou Malbranque à l’expérience utile. Surtout, Caen est un club très soudé, derrière le quatuor formé par le président Jean-François Fortin, le directeur général Xavier Gravelaine, le directeur sportif Alain Caveglia et Garande, l’entraîneur. Et il n’hésite pas à recruter, comme en témoigne l’arrivée récente d’un arrière droit (Guilbert, prêté par Bordeaux).

Le Lorientais Majeed Waris à Dijon en Ligue 1, le 22 octobre 2016 . © AFP

© AFP/Archives ROMAIN LAFABREGUE
Le Lorientais Majeed Waris à Dijon en Ligue 1, le 22 octobre 2016

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