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« L’instabilité a peut-être empêché d’ancrer des réformes pédagogiques »

© Radio 1

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Le vice-recteur de la Polynésie française, Jean-Louis Baglan, était l’invité du journal de Radio 1 jeudi midi. Il est revenu sur la rentrée 2016 avec la réforme du collège, mais aussi sur les problèmes de niveau et de décrochage scolaire en Polynésie.

Pour le vice-recteur, le « coeur » de la réforme du collège, grand changement de cette rentrée 2016, est « la continuité entre l’école et le collège » avec la mise en place du fameux « cycle 3 » qui englobe le CM1, CM2 et 6ème dans un même cycle scolaire. Autres nouveautés, l’arrivée de la deuxième langue vivante dès la 5e. « C’est constat que les Français de manière générale ne pratiquent pas très bien les langues », explique Jean-Louis Baglan. A ce propos, cette année, l’enseignement du reo maohi sera possible en 6ème pour poursuivre celui dispensé à l’école primaire et le raccrocher à la LV2 en 5ème. Les élèves auront également droit à partir de cette année à un « enseignement personnalisé » qui consiste à « partir des besoins des élèves pour mettre l’accent sur certaines matières. Que ce soit les mathématiques, le français ou l’histoire au besoin ». Enfin, des « enseignements pratiques interdisciplinaire » verront le jour sous la forme de « projets libres portés par les élèves » dans lequel plusieurs matières et professeurs seront intégrés.

Interrogé sur l’insertion au rapport de la Cour des comptes sur la politique de l’Education en Polynésie, Jean-Louis Baglan explique qu’il faut « Se méfier des comparaisons » entre la métropole et la Polynésie. Le rapport pointait en effet du doigt les différences de niveau entre les deux populations d’élèves. « Cela n’a pas de sens de se comparer à la métropole, quand le premier bachelier en Polynésie date de 1967 ». Le vice-recteur concède que le « niveau qui est moindre que celui de la métropole » et explique que « L’école ne produit pas les résultats escomptés » et que « le collège n’arrive pas à combler le retard ». Principale conséquence de ce double échec : « Le décrochage scolaire », regrette le vice-recteur. Mais pourquoi ces problèmes se sont installés ? C’est du côté de la politique que Jean-Louis Baglan trouve une piste de réponse : « Il y a eu une gestion pas facile. Il y a eu une grande instabilité dans le Pays, qui a peut-être empêché d’y ancrer des réformes pédagogiques constantes. » A l’inverse aujourd’hui, les « politiques éducatives stables » donnent, selon le vice-recteur, « déjà des résultats ».

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1 Commentaire

  1. Teriivaea
    12 août 2016 à 14h09 — Répondre

    Je croyais qu’il y avait une ministre polynésienne de l’éducation!

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