EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

L’instit pour qui … le « vent » doit tourner – Edito 09/09/2020

Avant de savoir sur quoi écrire je me fais une sorte de revue de la presse locale et internationale en espérant que quelque chose soit inspirant. Naïvement je me disais que depuis le temps j’avais à peu près déjà tout vu. Il faut croire que non. Ainsi la rédaction de Polynésie la 1ère titrait ceci sur son site internet, je cite : « Un professeur accusé d’avoir pété et craché dans la bouche de ses élèves ».

(Effet sonore « WTF »)

Passé l’effarement mais toujours un peu hagard, on relit mot à mot pour bien vérifier que ce n’est pas encore un tour que vous joue votre cerveau. C’est tellement improbable et lourd de conséquences que vous espérez vous être trompé. Et quand manifestement vous vous rendez compte que c’est bien ça, vous déconnectez, c’est plus fort que vous, l’image mentale qui se crée pour vous figurer la situation est tellement grotesque, que vous ne pouvez pas vous retenir de rire, c’est comme une sorte de réflexe de protection pour votre matière grise. Puis la raison l’emporte, surtout une fois que vous entamez la lecture de l’article en lui-même et que vous réalisez les dégâts psychologiques que cela va engendrer chez les petites victimes qui auraient été achetées par des pièces de 100 francs pour qu’elles gardent le silence. On nage en plein délire, c’est tout simplement abjecte.

Si les faits sont finalement avérés et seront ainsi sanctionnés par la justice, cela marquera donc une étape de surenchère supplémentaire franchie dans la douloureuse histoire des rapports qu’entretiennent les humains entre eux. Une de plus. Le fait que des petits soient impliqués est totalement révulsant. Ce n’est pas par l’Ecole Normale qu’il est passé le monsieur, mais par l’École Anormale. Si les experts psychiatriques estiment qu’il peut pour tout ça prendre fermement du trou, on a presque envie que là-bas certains n’hésitent pas à ventiler le leur sur lui pour qu’il voit ce que ça fait.

Le lendemain toujours un peu plus armé que la veille pour être en mesure d’encaisser le poids potentiel des titres de presse qui relatent des faits divers sordides, je me vois donc contraint de me préparer psychologiquement au jour où je lirai des trucs du genre « Par vengeance il urine à l’oreille de son patron » ou « Mécontent des plats qui lui ont été servis au resto il défèque sur les pieds du cuisto ».

On ne le répétera ou ne le trompètera jamais assez, rouspéter n’y fera rien non plus, lorsque à l’âge adulte on en est toujours au stade anal tel que théorisé par Freud, c’est qu’une durite … a pétée.

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Journal 7:30, le 09/09/2020

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