ACTUS LOCALESENVIRONNEMENT

Loi Morin : Les anti-nucléaires doutent de Fritch

© Radio 1

Trois semaines après les réserves émises par le gouvernement sur le projet de modification du décret d’application de la loi Morin, les associations réagissent avec méfiance au vœu que « soit supprimée la notion de risque négligeable » du texte.  Moruroa e Tatou espère qu’il ne s’agit pas là d’une annonce électoraliste. Pour l’association 193 le gouvernement a réagi « trop tard ».

Le 14 décembre dernier, dans une communication émanant du conseil des ministres, on apprenait que le gouvernement Fritch avait finalement émis « des réserves » sur le projet de modification du décret d’application de la Loi Morin d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Le gouvernement indiquait alors avoir également émis le « vœu » que « soit supprimée la notion de risque négligeable inscrite à l’article IV ». Une nouvelle position en tous points commune avec celle des associations de défense des victimes du nucléaire qui dénonce cette notion de risque négligeable d’irradiation responsable du rejet des dossiers d’indemnisation des victimes qu’elles défendent. On pouvait donc s’attendre à ce qu’elles soient satisfaites. Le président de Moruroa e Tatou, Roland Oldham, « se réjouit » d’ailleurs de cette évolution. Il affirme que « c’est bien que nos hommes politique (…) soient des porte-paroles de ce que les associations souhaitent». Le leader de Moruroa e Tatou veut croire en ce changement et espère tout simplement que cette annonce n’est pas électoraliste.

Le ton est plus dur avec le président de l’association 193. Le père Auguste Uebe-Carlson ne prend pas de gants et affirme que ce vœu du gouvernement est pris «trop tard ». Père Auguste estime que cette demande aurait du être faite par le président du Pays à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, lors de leur rencontre en juillet dernier. Pour l’ecclésiaste Edouard Fritch  « vient de se rendre compte qu’il s’est fait avoir par le gouvernement central ».

Le projet de décret doit encore être examiné par le conseil d’État en vue d’une publication attendue pour le début de cette année.

 

Article précedent

Trente ans après sa mort, Dalida au cinéma et en hologramme

Article suivant

Assistants FN au Parlement européen: information judiciaire ouverte

1 Commentaire

  1. 5 janvier 2017 à 7h36 — Répondre

    Encore des réserves pour retarder le processus, la politique aujourd’hui c’est rouge et demain c’est blanc. Non il faut que les politiciens Territorial morde plus, aux intérêts populaires que défende les associations, mais prenne garde les élections arrives, les bonbons sucettes vont êtres distribuées Alors faite attention les loups vont êtres lâchés…

Laisser un commentaire


Dernières vidéos

PARTAGER

Loi Morin : Les anti-nucléaires doutent de Fritch