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Loi travail: pas de "remise en cause" de l'article 2, assure Valls

Paris (AFP) – Le Premier ministre Manuel Valls a écarté mercredi une « remise en cause » de l’article 2 du projet de loi travail, sur les accords d’entreprises, un des plus contestés, répétant qu’il n’y aurait pas de « retrait » du texte.

« La CGT ne fait pas la loi dans ce pays », a-t-il lancé à l’Assemblée nationale au sujet des blocages organisés par la centrale syndicale, après plus de trois jours d’absence de France pour un voyage au Proche-Orient.

Le Premier ministre a voulu être « très clair »: « il n’y aura ni retrait du texte, ni remise en cause de l’article 2, car c’est le coeur de la philosophie du texte », a-t-il dit devant les députés lors de la séance des questions au gouvernement, répondant au député-maire du Havre LR, Edouard Philippe.

Le président du groupe PS à l’Assemblée Bruno Le Roux avait jeté la confusion mercredi en se disant ouvert à une évolution sur l’articulation accords de branche/entreprise, prévue à l’article 2 du projet de loi, avant d’assurer qu’il n’était pas question de « revenir sur la philosophie de l’article ».

« Revenir sur ces dispositions, je cite, +ce serait porter un coup dur aux salariés, car ils perdraient le bénéfice des nouveaux droits que ce texte leur accorde+ », a dit M. Valls, citant des propos du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui s’est rallié au soutien du projet de loi après avoir obtenu des modifications, début mars.

Manuel Valls a de nouveau fustigé l’attitude de la CGT, disant agir « pour les Français et pour que notre économie ne soit pas asphyxiée par quelques-uns » et assurant qu' »aucune option » ne serait « écartée » pour lever les blocages.

« Ceux qui bloquent les sites pétroliers ne sont pas concernés par la loi travail », a-t-il en outre plaidé. « Ceux qui voudraient nous faire croire par exemple qu’il est possible d’arrêter une centrale nucléaire jouent un jeu étrange », a-t-il attaqué.

Le Premier ministre a aussi signé au passage un lapsus, en parlant d' »apprivoiser » plutôt qu' »approvisionner » les Français en carburant.

« Nous considérons que les Français doivent pouvoir s’apprivois… s’approvisionner, se déplacer », a-t-il dit, « sans avoir à attendre des heures devant leur station-service ».

Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 25 mai 2016. © AFP

© AFP PATRICK KOVARIK
Le Premier ministre Manuel Valls à l’Assemblée nationale le 25 mai 2016

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