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Meurtre dans une maison de retraite: un homme de 47 ans recherché

Montferrier-sur-Lez (France) (AFP) – Un homme de 47 ans, qui a servi dans l’armée, était activement recherché vendredi après le meurtre d’une femme commis jeudi soir dans une maison de retraite à Montferrier-sur-Lez (Hérault), près de Montpellier, pour lequel les enquêteurs privilégiaient la « piste locale ».

« Nous nous orientons sur une piste locale, de quelqu’un qui était dans l’entourage de cette maison », a déclaré au cours d’un point presse le procureur de Montpellier Christophe Barret, excluant a priori un acte terroriste : « Il n’y a aucun élément qui permette de rattacher les faits à du terrorisme islamiste », a-t-il dit.

 Peu de temps après les faits, un véhicule a été repéré par les forces de l’ordre déployées autour de l’établissement accueillant d’anciens missionnaires. A l’intérieur se trouvait une arme factice de type Airsoft tirant des billes en plastique et « d’autres éléments qui nous ont permis d’identifier un suspect » dont les motivations précises restent « inconnues », a dit M. Barret.

De source proche de l’enquête, confiée conjointement à la gendarmerie et à la PJ et ouverte pour assassinat et tentative d’assassinat, ces éléments sont notamment des brevets militaires qui ont aidé à identifier un homme de 47 (BIEN 47) ans habitant à une dizaine de kilomètres.

Ce père de deux enfants a servi dans les troupes parachutistes, mais n’est pas un militaire de carrière, a-t-on encore précisé de source proche du dossier: sans emploi, il vivait de petits travaux, notamment en réparant des vélos.

« Cet homme reste dangereux et donc il importe si jamais il était repéré de faire le 17 afin d’alerter les services de gendarmerie », a dit au cours de la même conférence de presse le général Jean-Philippe Lecouffe, commandant adjoint de gendarmerie pour la région Occitanie.

Environ 130 gendarmes et des policiers tentaient de retrouver le fuyard vendredi matin. A proximité de la maison de retraite « Les Chênes verts », plusieurs barrages étaient encore en place et les véhicules circulant dans le secteur fouillés.

Alertés jeudi soir vers 21H45, les gendarmes recueillent une femme, « qui leur explique qu’elle a été agressée par un homme qui l’a ligotée et laissée là », a relaté M. Barret. C’est elle, après avoir pu se défaire de ses liens, qui a donné l’alerte.

– « Pas d’alarme » –

Dans la lingerie, alors qu’ils effectuent une reconnaissance de l’établissement, les gendarmes découvrent le corps d’une « lingère (…) vraisemblablement tuée de plusieurs coups de couteau », a-t-il poursuivi. En revanche, aucun des 59 pensionnaires présents dans l’établissement au moment des faits n’a été blessé ou touché, a-t-il souligné.

De sources proches de l’enquête, c’est cagoulé, et armé d’un couteau et d’un fusil – sans qu’il ait pu être précisé s’il s’agissait d’une arme réelle ou factice – que le meurtrier a fait irruption dans la maison de retraite.

Les 59 religieux pensionnaires de cet établissement, tous indemnes, très âgés et pour certains impotents, « ont été réveillés par l’intervention des gendarmes », a raconté à l’AFP l’archevêque de Montpellier, Pierre-Marie Carré. « Tout le monde est sous le choc de ce qui s’est passé cette nuit, l’aide-soignante était connue et appréciée par tous », a-t-il ajouté. 

Le compagnon de la victime, âgée de 54 ans, est arrivé sur les lieux vers 01H00 dans la nuit de jeudi à vendredi. « Elle est partie à 08H00 du soir, puis elle ne reviendra pas à 06H30 du matin… Elle était d’une gentillesse ! Comment on peut lui faire du mal comme ça ? », a déclaré le quinquagénaire sous le coup de l’émotion à la presse. « Il n’y avait rien de protégé, il n’y avait pas d’alarme, il n’y avait pas de gardien, il n’y a rien. », a-t-il déploré.

L’établissement accueille des religieux et religieuses appartenant à la Société des Missions africaines, une communauté de missionnaires catholiques européens, africains et asiatiques, qui compte un millier de membres, prêtres et laïcs, selon son site internet. Six ou sept laïcs et autant de religieuses sont aussi accueillis dans cette maison de retraite bordée par un parc lui-même adossé à un massif forestier. 

Le procureur Christophe Barret lors d'une conférence de presse le 25 novembre 2016  à Montpellier. © AFP

© AFP SYLVAIN THOMAS
Le procureur Christophe Barret lors d’une conférence de presse le 25 novembre 2016 à Montpellier

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