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Mieux évaluer l’école pour mieux la piloter

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La réactualisation de la charte de l’éducation a été adoptée par la majorité à l’assemblée de Polynésie française le 8 juillet dernier. Si sa finalité reste la même : la promotion d’une école pour tous, performante et ouverte, son évaluation sera basée sur de nouveaux indicateurs. La ministre de l’Éducation, Nicole Sanquer, veut plus d’efficacité pour mieux piloter la politique éducative.

La charte de l’éducation réactualisée, a été adoptée par les représentants de l’assemblée (sans l’opposition qui s’est abstenue), le 8 juillet dernier. Si les grandes orientations de la charte de l’éducation restent les mêmes, son évaluation change. Le projet éducatif quadriennal, fixé en 2011, n’a finalement pas constitué un bon outil de pilotage à cause de sa complexité. Ce document doit pourtant permettre d’évaluer la charte de l’éducation et sa mise en œuvre. C’est donc ce projet éducatif quadriennal qui a été modifié. De 128 indicateurs, trop complexes et difficilement exploitables, ceux-ci ont été réduits et mieux définis, comme l’explique la ministre de l’Éducation, Nicole Sanquer.

Ces indicateurs devraient donc permettre de mieux évaluer la politique éducative afin de trouver une cohérence entre les actions du gouvernement dans ce secteur et les moyens financiers accordés. Car c’est aussi ça l’enjeu : avoir suffisamment de moyens pour atteindre les objectifs fixés par la charte de l’éducation. Et désormais un plan annuel de performance est réclamé à chaque ministre afin de constater leur taux de réalisation ou d’exécution et de leur accorder, ou non, des crédits supplémentaires. La ministre de l’Éducation aura donc besoin d’une évaluation de sa politique afin de justifier ses demandes de budget et atteindre ainsi les objectifs fixés par la charte : avoir une école pour tous, performante et ouverte.

Dans cette politique de l’éducation, les langues prennent de plus en plus de place. Ainsi, il est expliqué dans le préambule de ce texte « qu’il convient de prendre appui sur le plurilinguisme ambiant » en Polynésie française. La politique éducative doit prendre en compte le fait que les enfants grandissent dans des environnements où ils entendent les langues polynésiennes sans forcément toujours les parler. Il s’agit de valoriser ces langues en les enseignant méthodiquement car elles sont « un potentiel remarquable pour le développement affectif, cognitif et culturel des élèves ». Et réciproquement, elles peuvent être sources « d’exclusion » si certains enfants ne sont pas en mesure d’accéder à « ces éléments fondamentaux de leur identité ». L’école doit prendre en compte la spécificité des élèves pour les conduire à la réussite. Le projet éducatif quadriennal rénové, avec des indicateurs ciblés et explicités, devra permettre de mieux piloter cette politique ambitieuse.

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