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Classée deuxième par le jury, Hinaupoko Devèze a été sauvée par le public

Lors de la finale du concours Miss France, le jury, présidé par la comédienne Michèle Bernier, n’a classé la représentante du fenua qu’en deuxième position, derrière la Miss Nouvelle-Calédonie Juliette Collet. Mais le vote des téléspectateurs a mis les deux candidates à égalité, comme le montre le constat d’huissier. Or les règles sont claires : en cas d’égalité, c’est le choix du public qui l’emporte.

L’élection de Miss France, comme celle de Miss Tahiti, se fait « sous contrôle d’huissier », et les producteurs aiment même, et depuis bien longtemps, mettre en avant ces garants de l’impartialité du concours pendant l’émission. Gérald Simonin, qui joue ce rôle depuis quelques années, prend soin de publier son récapitulatif des votes, pour éteindre les polémiques fréquentes, ou au contraire, alimenter le débat. Ces votes ne concernent pas les 30 candidates, mais seulement les 12 « préselectionnées ». Une « short list » établie par le jury plusieurs jours avant la soirée d’élection et bien sûr gardée secrète, jusqu’au milieu du show.  Et le choix des sept personnalités – la comédienne Michèle Bernier, présidente, l’ancienne miss France et animatrice Camille Cerf, la chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, l’animateur Bruce Toussaint, les humoristes Philippe Caverivière et Tom Villa et la vidéaste influenceuse Sally – a étonné. Si Hinaupoko Devèze a été retenue – mais annoncée en onzième position, jouant avec les nerfs de ses soutiens – ses deux principales concurrentes dans les pronostics médiatiques – Miss Provence et Miss Nord-pas-de-Calais – ont été écartées, provoquant une vague de contestation sur les réseaux sociaux.

Restait à convaincre les téléspectateurs et les jurés sur scène. Et Miss Tahiti a réussi à merveille : d’après le constat de Me Simonin, elle est arrivée en tête des votes du public comme du jury lors du premier tour, devançant la calédonienne Juliette Collet et la représentante du Roussillon Déborah Adelin-Chabal. Les points sont ensuite « remis à zéro » avant la finale de l’élection et les derniers passages sur scène, notamemnt pour répondre à des questions des internautes. Hinaupoko Devèze a eu le droit aux « valeurs de la France », et s’en est plutôt bien débrouillé, parlant de la devise française et de l’importance du respect de l’autre. Mais le jury a visiblement été plus sensible aux réponses de Juliette Collet, qu’il a fini par placer en première position de son vote, juste devant la Polynésienne. C’est finalement le public qui l’ont sauvé : placée première, là aussi devant la Miss Nouvelle-Calédonie, des votes par SMS, la représentante du fenua s’est retrouvée à égalité de points avec l’élue du Caillou. Et la règle est clair à Miss France : si les choix du public et du jury pèsent autant – le fameux « 50/50 » – « en cas d’égalité de points, le classement du public est prioritaire ».