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Mobilisation ratée, mais « rendez-vous reporté » pour l’association THC

Narii Hatete est président de l’association THC. Karl Anihau, toujours militant actif, s’est mis en retrait du bureau vu sa condamnation (dont il a fait appel) pour la plantation d’un pied de paka à Tarahoi le 5 mars.

Interdit par le Haussariat, refusé par la mairie de Papeete, le rassemblement de l’association Tahiti Herb Culture, transformé en « mobilisation informelle » à Tarahoi, n’a pas attiré les foules. Le collectif devrait tout de même être reçu par le président de l’assemblée de la Polynésie Française à « une date ultérieure ». 

Une gerbe de fleurs à la mémoire de Pouvana a Oopa, et une vingtaine de personnes, dispersées autour de sa stèle. Voilà à quoi ressemblait la mobilisation de Tahiti Herb Culture (THC) ce matin, à Tarahoi. Le rassemblement d’abord prévu par l’association avait été interdit par le Haussariat après un avis négatif de la mairie. THC avait tout de même maintenu son appel à la mobilisation, assurant que le collectif serait reçu « dans l’enceinte » de l’assemblée de la Polynésie française par des élus, et appelant ses soutiens à rester « par petits groupes » à Tarahoi.

Aucune rencontre n’a finalement eu lieu dans la matinée. D’après les responsables du collectif présents ce matin, il ne s’agirait que « d’un report » : les militants affirment avoir eu « confirmation » qu’une rencontre serait bien organisée avec le président de l’assemblée dans les jours à venir. La date reste à fixer, précise-t-on du côté du cabinet de Gaston Tong Sang. L’idée de l’association est de demander la création d’une commission spéciale sur le cannabis à usage médical pour « créer le dialogue » entre la « société civile » et les institutions politiques, comme le précise Narii Hatete, président de THC.

L’association Tahiti Herb Culture milite depuis de nombreuses années pour un assouplissement de la réglementation sur le cannabis en Polynésie. Son combat s’est peu à peu recentré sur le cannabis à usage médical. Alors que des tests cliniques de ce genre de produits ont été autorisés et devraient commencer dans les mois à venir en métropole, les militants s’étonnent du silence des élus du fenua sur la question. Narii Hatete, qui a perdu un poumon lors d’une « opération ratée », voilà bientôt 10 ans explique que des produits thérapeutiques à base de cannabis (mono’i et huiles de cannabis, notamment) sont produits et circulent déjà « depuis longtemps » au fenua : « Comme beaucoup d’autres, je voudrais seulement pouvoir utiliser légalement ces produits, qui me permettent d’être devant vous aujourd’hui ».

Une grosse vingtaine de personnes étaient présentes autour de la stèle.

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