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Municipales 2026 : le rythme s’accélère

À un an des élections municipales, les candidatures commencent à se préciser. Les hypothèses de listes d’union communale aussi, chez les autonomistes qui entendent bien garder la majorité des mairies polynésiennes, et veulent montrer un front uni dès le premier tour. Côté Tavini, le congrès du mois prochain devrait confirmer plusieurs candidats. Focus sur quelques communes majeures.

À Faa’a, une certitude, celle de la candidature de son tavana à sa propre succession, confirmée au séminaire du 8 février dernier. Le Tavini n’est pas contre l’intégration dans ses listes de candidats issus d’autres formations, mais à la condition expresse de conserver la tête de la liste. Le congrès du mois prochain devrait donner plus de visibilité sur la campagne.

À Punaauia, il ne fait pas de doute que Simplicio Lissant briguera lui aussi sa propre succession. Coté Tavini, on parle de Vetea-i-te-ra’i Araipu, élu à l’assemblée en 2023 puis rapidement démissionnaire pour retrouver son poste de direction au lycée Saint-Joseph.

Anthony Géros, lui, se représentera à Paea, où on lui reproche d’être trop occupé par ses fonctions de président de l’assemblée. Face à lui, la candidate naturelle du Tapura, Tepuaraurii Teriitahi, elle aussi très prise par son mandat de représentante à l’assemblée, et dont le nom circule pour les sénatoriales de fin 2026. Elle a déjà été approchée par des membres de A Here ia Porinetia, qui verraient bien Jean-Claude Hapairai en tête de liste. « Ils y vont fort », dit l’élue. AHIP, de son côté, affirme que le parti n’a rien arrêté pour l’instant.

À Papara, les époux Taae n’ont plus le soutien d’Édouard Fritch, ce qui ne devrait pas les empêcher de se présenter – sachant que Putai Taae peut encore, le 18 mars prochain, être condamné à un an d’inéligibilité pour détournement de biens publics. En face, Clément Le Gayic vise toujours la mairie, mais certains considèrent que sa femme Béatrice pourrait être une meilleure candidate.

À Teva i Uta, Tearii Alpha doit sortir du bois le 15 mars et annoncer la création de son mouvement. Fort du soutien de sa communauté de communes Tereheamanu, il ambitionne d’en faire « le parti des maires ».

À Papeete, le candidat bleu ciel sera, normalement, Tematai Le Gayic, mais Heinui Le Caill semble aussi un candidat possible. Côté autonomiste, Michel Buillard a dégainé le premier, jouant la carte de la compétence en désignant son directeur général des services, Rémy Brillant. Mais René Temeharo a bien l’intention de tenter sa chance lui aussi : « Je serai présent avec une liste, dit-il. On s’attendait à ce que Michel fasse son électron libre. »  Son nom est parfois évoqué pour les sénatoriales de septembre 2026. Pascale Haiti-Flosse, qui a eu tant de mal à se faire domicilier dans la commune, sera la candidate Tahoe Tatou.

À Pirae, Édouard Fritch fera face à son premier adjoint, Abel Temarii, qui a l’intention de porter une liste lui aussi. Une affaire familiale, puisque Reynald Temarii devrait y figurer également, et pourquoi pas Nahema Temarii aussi, disent certains.

À Arue, Teura Iriti a déclaré son intention de reconstituer une liste d’ouverture, sur le modèle de 2020, une alliance avec le Tavini qui comprenait aussi Heiura-Les Verts, des membres du Tahoeraa et de la société civile. Mais le mot d’ordre au Tavini est de ne figurer que sur une liste menée par un candidat bleu ciel.

À Mahina, le maire sortant Damas Teuira va briguer un troisième mandat en menant sa propre liste. Ses liens distendus avec le Tapura ne sont pas un mystère. Nicole Sanquer affirme qu’elle ne se représentera pas – elle ne peut être maire et députée, mais les probables législatives entre juin et septembre remettront ce mandat en question. La pole position de la liste qu’elle veut construire pour les municipales reste donc encore à remplir, mais Gougou Fritch et Patrice Jamet pourraient s’allier à A Here ia Porinetia.

À Moorea, on a entendu le nom Chantal Galenon, évincée de Papeete mais qui a la possibilité de se domicilier sur l’île sœur, pour mener la liste Tavini. Mais Rahiti Buchin et Christiane Kelley sont également sur les rangs. Teremuura Kohumoetini-Rurua, élue bleu ciel à l’assemblée, est elle aussi tentée par l’idée de composer sa liste, peut-être avec le concours de A Here ia Porinetia.

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Jt Vert 27/02/2025

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