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Gaston Tong Sang candidat pour porter les « immenses projets » de Bora Bora


Élu maire de Bora Bora en 1989, l’ancien président du Pays et de l’assemblée « pense bien » briguer un septième mandat lors des municipales de mai 2026. Une élection pour laquelle l’autonomiste de 75 ans va mettre en avant les grands projets lancés en matière de développement durable, détaillés ce mercredi sur le plateau de Radio1. Mais le tavana veut aussi « porter » un autre grand chantier : l’aménagement du « Grand Vaitape », et la création d’un ambitieux pôle culturel, touristique et commercial. Un projet qui bénéficie depuis mardi d’un budget d’études de 350 millions de francs et qui doit attirer des investissements internationaux, notamment dans le milieu du luxe.

« Je pense bien que oui, avec toute l’équipe qui m’entoure déjà. » Sur le plateau de l’Invité de la rédaction, ce mercredi, Gaston Tong Sang a pris le ton de l’évidence pour répondre à  la question sur sa candidature aux municipales de 2026. Il faut dire que le tavana a connu sa première élection à Bora Bora en 1989, voilà plus de 35 ans. Et si l’élu Tapura, aujourd’hui âgé de 75 ans, se dit prêt à repartir pour six ans de plus, c’est avant tout pour « porter » les grands projets qu’il a lancés dans la commune. D’abord en matière d’eau, d’énergies, de déchets et d’agriculture, des thématique cruciales pour l’île de 10 600 habitants et qui se vit en « laboratoire du futur ». Le projet Sweet 1 – une production agrivoltaïque sur le motu Tevairoa, donnant accès à une nouvelle lentille d’eau – doit aboutir « dans l’année », Sweet  2 – un complexe d’énergie thermique des mers près de l’aéroport – « arrive dans le concret », les appels d’offres sont lancés pour une centrale solaire et d’hydrogène sur le site du CET de Bora… À ces chantiers s’en ajoute un autre, présenté au conseil municipal lors du vote sur le budget 2025 ce mardi, et qui devrait être au centre de la campagne électorale à venir.

Enseignes de luxe et centre culturel

Baptisé « Quintessence » – un nom qui devrait être modifié pour éviter la confusion avec la villa en construction sur le motu Terurumi – il consiste pour la mairie à prendre elle-même les rênes du « Grand Vaitape », projet d’aménagement qu’elle cherche depuis longtemps à mener avec le Pays, pour l’instant sans succès. L’idée est de donner beaucoup plus de poids à la ville en créant, sur un foncier de 4 hectares appartenant déjà à la collectivité, un grand pôle d’activité commerciale, touristique, et culturelle. Un projet dans lequel la mairie prendrait sa part, avec des infrastructures comme une médiathèque ou un centre culturel, mais qui s’appuierait surtout sur l’investissement privé international. Très courtisée, Bora Bora veut ainsi capitaliser sur sa « marque » pour attirer des implantations de groupes de luxe, qui pourraient directement s’adresser à la clientèle huppée des hôtels de l’île. Le tout « dans le respect de l’architecture et de la culture de notre pays », précise la mairie, qui n’a pas encore à sa disposition des plans précis. Un prestataire privé doit être choisi dans les mois à venir pour jeter les bases de ce nouveau pôle. Le budget 2025 fraichement voté – et à l’unanimité du conseil – prévoit pas moins de 350 millions de francs pour ce pôle Quintessence Vaitape.

Autonomie financière

« C’est un budget qui va tourner une nouvelle page de Bora Bora, en lançant un immense projet que vous allez bientôt découvrir », reprend Gaston Tong Sang. À l’entendre, sa longévité à la mairie est rendue nécessaire par ce genre d’ambitions : « L’ennemi du maire, c’est le temps. Ces projets-là demandent du temps, et ça ne colle pas forcément avec la durée du mandat. Heureusement que la population m’en a confié six, ça m’a permis de mener des grands projets comme l’eau ou l’assainissement. Maintenant on lance Bora Bora dans une voie plus forte ».

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Et une voie plus autonome : aux côtés des travaux sur l’autonomie énergétique ou alimentaire, c’est l’autonomie financière que recherche Bora Bora dans ces nouveaux plans. « Il faut qu’on ait des ressources propres pour pouvoir mener nos projets comme on l’entend », explique le tavana candidat à sa propre succession.