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Nicole Sanquer contre la fin de la réserve parlementaire

La nouvelle député polynésienne, Nicole Sanquer, a pris la parole vendredi à l’Assemblée Nationale pour soutenir un amendement du député calédonien, Philippe Gomes, visant à remplacer la suppression de la réserve parlementaire par un dispositif de soutien aux communes. L’amendement a été rejeté.

Décidément, la loi sur la moralisation de la vie publique est une pilule difficile à avaler pour nos élus. L’ancienne ministre de l’Education et nouvelle député polynésienne, Nicole Sanquer, a tenté à son tour vendredi en séance à l’Assemblée Nationale de sauver le principe de la réserve parlementaire qui permet aux députés et sénateurs de subventionner des associations locales.

Une réserve dont les dérives ne sont que trop bien connues par la député Tapura, puisque l’ancien député de son parti, Jean-Paul Tuaiva, a été condamné définitivement il y a quelques jours à deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité justement pour avoir détourné à son profit sa propre réserve parlementaire. A l’extrême inverse, l’autre député Tapura, Maina Sage, s’était illustrée lors de la dernière mandature en faisant voter par la population la destination de sa réserve grâce à un sondage public…

Pour autant, Nicole Sanquer n’a pas soutenu le maintien en l’état de cette réserve. Elle a pris la parole vendredi en séance publique pour présenter et soutenir l’amendement proposé par le député calédonien Philippe Gomes, reprenant un amendement voté au Sénat puis supprimé à l’Assemblée Nationale, pour remplacer la réserve parlementaire par un « dispositif de soutien parlementaire aux communes » présenté comme « plus transparent ».

Sans surprise, l’amendement a été rejeté par la majorité. En effet, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait estimé il y a quelques jours que cette proposition de dispositif était « très loin d’une rupture avec le système existant ».

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6 Commentaires

  1. Teina
    28 juillet 2017 à 10h35 — Répondre

    Quelle tristesse de VOIR nos politiciens rester accrocher aux privilèges d’un certain temps alors que ceux d’en MARCHE veulent moraliser ce petit monde. Connaissant hélas un peu nos politicards de bas étage de Tahiti, ils ou elles vont contourner cette éthique morale, par ex LaNa va obliger Nicole d’embaucher sa fille comme attachée parlementaire et visversa. SIC!!

  2. MATA
    28 juillet 2017 à 15h01 — Répondre

    Elle nous démontre par A+B qu’elle ne souhaite pas la rupture avec le système existant surtout pas en polynésie…et retoquée. Une députée à l’image de la classe politique de la polynésie qui pensait arrosait la populasse avant les territoriales. End of the road, bye bye.

  3. Tiare 1
    29 juillet 2017 à 6h39 — Répondre

    Vouloir le maintien de la réserve parlementaire, vraiment quel pas de géant pour le Pays n’ est-ce pas M.me Sanquer?
    Avec cette enveloppe les communes pourront penser à remplacer les ampoules défectueuses des lampadaires là où on manque vraiment d’éclairage ou revoir les marquages au sol.

  4. CHANG
    29 juillet 2017 à 12h10 — Répondre

    Super que La Reserve parlementaire soit Supprimer…..
    Plus de margouilles ou de subvention au copains coquins.
    La rémunération doit être revu aussi à la baisse aussi bien pour les députés comme pour kes sénateurs…

  5. HIRINAKE
    30 juillet 2017 à 18h41 — Répondre

    Deputee Potiche, incapable deja de quoi que ce soit comme ministre d’Education. Pauvre Fenua va tu continues a t’enliser chaque jour davantage.

  6. TL
    23 août 2017 à 9h53 — Répondre

    Leilani Aumeran sa cousine germaine?, mais où est la moralisation?

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