EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Non les gars, la vie ne s’arrête pas à une peine de coeur ! – Edito 09/01/2017

Bonne année ! La majorité d’entre vous écoute cette chronique sur le chemin qui les mène au boulot, et la plupart du temps vous n’êtes pas seul dans le véhicule, et aujourd’hui particulièrement puisque enfants et autres ados reprennent les cours. Un mois de vacances ça fait long et il a pu s’en passer des choses.

Ce fut par exemple pour certains l’occasion de passer du temps avec leur amoureux ou leur amoureuse et construire leur jolie petite histoire d’amour. Pour d’autres, ça s’est moins bien passé, et les vacances se finissent avec des gros bobos à l’âme.

J’en ai vu autour de moi et j’ai été très touché. Personne n’est à l’abri, et contrairement aux idées reçues manifestement même les garçons. Qu’ils soient ventrus ou musclés à coup de sessions interminables de workout, il n’y a finalement aucune sorte de carapace qui ne soit assez épaisse pour protéger un cœur qui est en fait très tendre. Sous leurs aspects de petits caïds, de « thug » comme j’ai déjà pu vous parler, on a trop tendance à oublier à quel point ils sont en réalité fragiles. Voir les larmes couler le long de leurs joues parce que leur copine a « cassé » dénote avec leur aspect de petit gars viril et trouble beaucoup.

Alors évidemment après on peut s’imaginer le pire. Car le suicide chez les moins de 20 ans est la deuxième cause de mortalité pour cette tranche d’âge avec 1000 décès par an en France et plus de 80 000 tentatives. C’est beaucoup, beaucoup trop. Si le suicide est en soi une calamité, il est encore plus frustrant chez les plus jeunes qu’on s’imaginait avoir encore tellement de bonnes choses à vivre. Et partout je constate les réactions éplorées d’amis de certains jeunes gens qui ont choisi de nous quitter et qui rendent mes yeux humides. C’est systématiquement l’incompréhension, « non pas lui, ce n’est pas possible », ou encore « on n’avait rien vu venir » etc., etc. C’est ce dernier point qui justifie qu’aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de ça.

C’est trop souvent un manque de dialogue parents/enfants, qui conduit à ce que votre ado s’isole, en tout cas au moins dans sa tête, perde totalement confiance en lui et en son avenir. Il faut à tout prix éviter qu’il ne se déconnecte affectivement. Répéter inlassablement qu’à 16, 17 ou 18 ans, on peut certes avoir très mal mais qu’il faut être courageux car le meilleur est à venir. Les inciter sans les contraindre par la menace à se concentrer sur ce qui leur permettra de mieux se construire, notamment leurs études.

Vous les jeunes qui m’écoutez, ne vous découragez pas, la vie est faite de joies et de peines. Ne perdez jamais l’espoir d’être aimé pour de vrai, et pour ça continuez sans vous arrêter, de donner de l’amour. Un jour viendra où cette attitude positive permettra à votre petit prince ou petite princesse de s’inviter dans votre vie pour de bon. Et même si parfois, arrivé à la moitié de sa vie d’adulte, on attend encore, il ne faut pas se décourager. Jamais. Hauts les cœurs. Bonne rentrée.

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1 Commentaire

  1. Aidons nos jeunes en détresse
    12 janvier 2017 à 10h38 — Répondre

    MERCI Monsieur TALIERCIO Pöur ce tuto qui fait réfléchir

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