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Nouvelle offensive judiciaire de Nuihau Laurey

Dans un communiqué sans entête ni signature, mais certifié par ses collaborateurs, le vice-président Nuihau Laurey annonce qu’une plainte va être déposée contre l’auteur d’un courrier jugé diffamatoire mais aussi contre le quotidien La Dépêche de Tahiti diffuseur de ce « courrier des lecteurs ».

Le débat autour du juste prix de l’électricité fait rage depuis plusieurs semaines. En première ligne la représentante UPLD Valentina Cross qui a plusieurs reprise s’est attaquée au vice président et ministre de l’énergie, Nuihau Laurey, l’accusant de favoritisme à l’égard d’EDT. Et comme nous l’écrivions le 23 mai dernier, la guerre des tarifs de l’électricité finira bien au tribunal. Nuihau Laurey ayant décidé d’attaquer l’élue UPLD pour « diffamation envers un citoyen en charge d’un mandat public ». Nouveau rebondissement dans cette bataille, Nuihau Laurey a annoncé, dans un communiqué sans entête ni signature mais certifié par ses collaborateurs, le dépôt de deux nouvelles plaintes. La première concerne un certain Yannick, du groupe Facebook « Unis pour une électricité juste en Polynésie ». Dans un courrier adressé et publié mardi par nos confrères de la Dépêche de Tahiti, il attaque frontalement Nuihau Laurey le taxant de «VRP d’Engie (…) votre vice président (…) est vendu à une multinationale qui pille votre peuple, vos électeurs ». Le vice-président a donc décidé de réagir à ce courrier qu’il considère être « un torchon » et annonce donc qu’une plainte va être déposée contre son auteur, mais aussi contre la Dépêche de Tahiti compte tenu de la responsabilité de diffuseur du quotidien. Nuihau Laurey estime que ce sont là « des termes diffamants et orduriers tenus à mon encontre (…) et qui constituent une atteinte intolérable à ma probité et à mon honneur dans l’exercice du mandat public que j’exerce». Le vice président dit être étonné mais « surpris » que « La Dépêche de Tahiti puisse diffuser et offrir une tribune publique à des accusations d’une telle gravité ». Le vice président dit s’interroger sur « l’indépendance et l’objectivité » de du quotidien et tacle en passant Dominique Auroy, propriétaire du journal « l’homme d’affaires qualifié par le président du parti auquel appartient Mme Tina Cross, de persona non grata en Polynésie française ». Contacté Dominique Auroy dit « ne pas être au courant » et précise « Je ne suis ni le rédacteur en chef, ni le directeur de la publication. Je n’interviens pas dans ce qui est écrit. Si c’est diffamatoire c’est la justice qui le dira ».

Communiqué de Nuihau Laurey by Fred Ali on Scribd

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1 Commentaire

  1. 7 juillet 2016 à 8h49 — Répondre

    La liberté d’expression, s’est le droit de chacun de s’exprimer !!! lorsque le politicien lance des mot diffamatoire cela reste aussi un droit d’expression… alors arrêté de cacher la vérité, saisir la justice pour qu’il puisse ouvrir une commission d’enquête, la je suis d’accord, mais pas une commission d’enquête Territorial, là je pense qu’il y aura comme un camouflage…

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