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50 ans après la bombe Barillot croit en un « nouveau départ » avec la France

bruno-barillotDans le cadre de la commémoration des 50 ans du premier tir thermonucléaire en Polynésie, le CESC organisait vendredi matin une conférence-débat sur le thème du nucléaire. L’occasion pour l’ancien délégué pour le suivi des conséquences des essais nucléaires, Bruno Barillot, d’affirmer publiquement que le discours du Président François Hollande en février dernier «représente un nouveau départ de la France vis-à-vis de la Polynésie ».

Une conférence-débat était organisée vendredi matin au Conseil économique, social et culturel (CESC) dans le cadre de la commémoration des 50 ans du premier tir nucléaire en Polynésie française. Roland Oldham et père Auguste Uebe-Carlson, respectivement présidents des associations Moruroa e Tatou, et 193, Bruno Barillot, ancien membre du Conseil d’orientation sur le suivi des conséquences des essais nucléaires (Coscen), Tadatoshi Akiba ancien tavana de Hiroshima, Katsumi Furitsu spécialiste en maladie radio-induites et en génétique, Yuichiro Sakai président de l’association japonaise « Zengakuren » et le ministre de la Santé, Patrick Howell, étaient les principaux intervenants de de rendez-vous ouvert au public . Un débat dignement orchestré par le président du CESC, Winiki Sage, où près d’une cinquantaine de personnes étaient présentes. Lors de cette conférence-débat, il a été question de la participation prochaine de Roland Oldham et père Auguste Uebe-Carlson, membres du Coscen, à la réunion du comité la semaine prochaine à Paris. Il y sera question des réformes de la loi Morin annoncées par François Hollande. « Ce qui est bien, c’est qu’on va leur présenter le projet de décret, ce n’est pas définitif, donc il y aura peut-être des aménagements, des critiques à faire» confie Bruno Barillot. De son côté le président de Moruroa e Tatou est beaucoup plus circonspect. Pour lui cette réunion « est une parade ».

A propos des indemnisations des victimes du nucléaire, Bruno Barillot demande à ce que l’Etat français s’inspire du modèle américains qui, selon lui, satisfait « relativement » les associations de vétérans. Les associations antinucléaires ont d’ailleurs interpellé le président du CESC Winiki Sage et lui ont demandé d’envoyer un courrier à l’Etat, faisant état des indemnisations mise en place par les américains. Un courrier qui devrait être cosigné par les élus de l’assemblée de la Polynésie et le président du Pays. Reste que pour Bruno Barillot les choses sont entrain de changer. C’est ce qu’il a affirmé durant les débats en expliquant que les propos tenus par le président François Hollande en février dernier à Tahiti, constituaient « un nouveau départ de la France vis-à-vis de la Polynésie, c’est quelque chose de fondamentale ».

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