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« On continue d’enterrer le secteur de l’évènementiel »

Suite à l’assouplissement des restrictions la semaine dernière, le secteur de l’évènementiel continue de s’inquiéter et note « l’incohérence » des mesures prises par les autorités. Pour le secteur, l’enjeu est crucial car ce sont de nombreux emplois directs et indirects qui sont menacés.

Les entreprises de l’évènementiel, quasi à l’arrêt depuis mars en raison de la pandémie de Covid-19, estiment être « les grandes oubliées des annonces de la semaine dernière », déplore Jérôme Loisel du syndicat des métiers de l’évènementiel en Polynésie française.

La crise sanitaire dure depuis de nombreux mois et ne semble pas vouloir s’atténuer, au grand dam du secteur de l’évènementiel. Depuis le mois de mars dernier, spectacles, concerts, pièces de théâtre, conférences, séminaires, foires, salons, lancements de produits, événements sportifs, culturels et caritatifs ont été annulés, pour une perte totale de plus d’un milliard de francs de chiffre d’affaires. Cette perte est directement liée aux différentes restrictions : confinement, rassemblements limités…

« Des effets de fausses bonnes nouvelles »

Pour rappel, jeudi dernier le Haut-commissaire et le président du Pays ont annoncé plusieurs mesures d’assouplissements des règles sanitaires. Un assouplissement qui concerne notamment l’évènementiel. Les salles de spectacles et de conférences pourront accueillir du public dans la limite de 50% de leur capacité et de 400 personnes. Là encore, des dispositions sanitaires « contraignantes mais nécessaires » seront à l’œuvre (masques, public assis, fermeture des buvettes, gestion des files d’attente…). Pour Jérôme Loisel, il s’agit d’une « fausse bonne nouvelle (…) Cette annonce continue d’enterrer le secteur de l’évènementiel. »

Pour Jérôme Loisel de Symepol, cette décision est d’autant plus incohérente car la situation sanitaire en Polynésie s’améliore peu à peu. « Aujourd’hui, il y a de moins en moins de cas en Polynésie, la situation va mieux. L’évènementiel est au point mort alors que tous les jours les gens font leurs courses, prennent le ferry, le bus (…) Il n’y a rien de logique dans tout ça », regrette Jérôme Loisel.

La situation est d’autant plus dramatique pour le secteur qui annonce représenter « plus de 500 évènements sur l’année », que l’évènementiel comprend de nombreux corps de métiers, d’acteurs, parmi lesquels des logisticiens, chargés de sécurité, hôtesses, sociétés de ménage etc. Des métiers complètement fragilisés et déconsidérés qui subissent aussi de plein fouet les conséquences de la crise.

 

À noter que le bureau du syndicat annonce attendre un rendez-vous avec les autorités du Pays dans les prochains jours pour trouver des solutions à même de sauvegarder son secteur.

 

 

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1 Commentaire

  1. nul part
    15 février 2021 à 14h31 — Répondre

    une crise sanitaire…. d’un an… sans vraiment de morts…

    …des business fermés pendant un an… plus d’avions… un couvre feu débile… un pays qui déverse des millions a tout va et en tout sens…

    Allooooo??? quelqu’un peut il reconnecter son cerveau 🧠 et etre un peu rationnel?

    conclusion?

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