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« On va faire monter la pression » – Patrick Galenon

© Présidence

L’intersyndicale et les grévistes du BTP ont été reçus à la présidence. « Beaucoup de bavardage et pas beaucoup de choses pratiques » a déclaré Patrick Galenon qui a aussi annoncé que le mouvement sera durci jeudi  : « On va faire monter la pression ».

Le secrétaire général adjoint du Syndicat autonome de l’équipement (Satep), Sala Teato, présent mercredi matin sur le piquet de grève à Tipaerui, raconte qu’il s’est fait bousculer par l’un des directeurs du parc à matériel. Sala Teato assure que si aucune négociation n’a lieu, jeudi le mouvement de grève devrait se durcir : « on ferme tout, plus personne ne rentre et ne sort. On a une station de gasoil là-haut où tout le monde va se ravitailler, ben on ferme tout ».

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Le secrétaire du Satep, Etienne Heuea, qui travaille à la section exploitation, demande « la reconnaissance » des salariés et notamment des chauffeurs qui « sont la base de tout, ici nous avons tous les engins lourds de l’Équipement et sans chauffeur, les engins ne fonctionnent pas ». Il considère que la section d’exploitation de l’Équipement est le « cœur » même de l’Équipement si ce n’est le « bras armé ».

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« On va faire monter la pression » Patrick Galenon

L’intersyndicale ainsi que les grévistes du BTP ont été reçus à la présidence par la ministre du Travail, Nicole Bouteau, la ministre de la Modernisation de l’administration, Téa Frogier, et le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Christophe Bouissou. Le secrétaire général de la CSTP-FO Patrick Galenon a déclaré : « on a été un peu déçu car on espérait que ce soit M. le président, mais bon c’est comme ça ».  Les discussions ont tout de même duré deux heures et ont tourné autour du statut des fonctionnaires, ou encore du manque de personnel à l’Équipement. Patrick Galenon assure que le mouvement va être durci jeudi, car pas question pour l’intersyndicale que des salariés soient licenciés : « vous savez, il n’y a pas d’amortisseur social en Polynésie française».

Le ministère de l’Équipement a enregistré 103 grévistes sur un effectif total de 741 agents, soit 13,9% des salariés.

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2 Commentaires

  1. simone grand
    22 août 2019 à 5h54 — Répondre

    Aie Aie Aie OUille! Quand il n’y a jamais eu de vision globale de la société et qu’il y a eu des recrutements politiciens par le passé, on peut en effet constater en effet, le développement d’une mentalité de prise en otage de notre société. C’est devenu un fait culturel.

  2. 22 août 2019 à 7h20 — Répondre

    13,9 % des grévistes seulement, ce n’est pas l’unanimité au sein des employés à ce qu’il parait, que faut-il en conclure ? Que les responsables syndicaux ont besoin d’une reconnaissance existentielle ? Que les syndicats doivent obligatoirement chaque année faire planer une menace de grève quelle soit justifiée ou pas ? Et puis bien sûr la menace de durcir le mouvement : » On va faire monter la pression ! » tout est dit et le citoyen lambda est automatiquement pris en otage la plupart du temps dans ces mouvements de grève.

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