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ONU : Tuheiava dénonce les accords de Papeete

Le séminaire régional du Pacifique organisé par le Comité spécial de la décolonisation s’est déroulé à Managua (Nicaragua) du 31 mai au 2 juin. Richard Tuheiava y était invité comme expert et il y a dénoncé les accords de Papeete.

Le comité spécial de la décolonisation des Nations Unies a organisé son séminaire régional annuel pour la région du Pacifique à Managua, au Nicaragua. Le thème de ce séminaire portait sur les « engagements et actions en faveur de la décolonisation dans les territoires non autonomes ». Un séminaire régional qui pour objectif de mener à bien la mission de l’ONU en matière de décolonisation. Pour la première fois, les autonomistes étaient présents, c’est Heremoana Maamaatuaiahutapu qui a été envoyé, souhaitant porter « une autre voix » devant les Nations Unies. Richard Tuheiava, représentant UPLD à l’assemblée, y était, lui, invité comme expert.

Dans son discours, mis en ligne sur le site de l’ONU, Richard Tuheiava explique notamment que l’intention des autonomistes de venir assister à la Quatrième commission en octobre cache l’idée « de renforcer le statu quo actuel » avec la puissance administrante et « d’introduire peut-être un accord bilatéral entre la Polynésie française et l’État sans l’examen du Comité spécial ». Cet accord bilatéral dont parle l’élu indépendantiste est en fait « les accords de Papeete » évoqués par le président Hollande lors de sa visite en février. « Nous pensons que cette manœuvre cache une stratégie pour bloquer le processus d’autodétermination initiée à l’ONU et doit permettre à la puissance administrante de ne pas reconnaître la réinscription et de ne pas remplir ses obligations devant l’ONU », a expliqué Richard Tuheiava aux participants au séminaire. Il a ensuite détaillé les derniers développements concernant les conséquences des essais nucléaires, reprenant les propos de François Hollande tenus lors de sa visite et s’étonnant que ceux-ci n’aient pas été transmis au Comité de décolonisation et à la Quatrième commission ; ainsi que la question de la propriété des ressources naturelles, revenant sur la dernière étude rendue publique par l’IRD début mai expliquant que le Gouvernement français peut, d’un simple décret, décider de rendre stratégique une matière et ainsi priver la Polynésie de son exploitation.

Cette analyse doit servir de base aux débats concernant la Polynésie lors du Comité de décolonisation qui tiendra sa session de fond à New York au mois de juin puis à la Quatrième commission au mois d’octobre.

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