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Pandémies et risques d’extermination : « What did you expect ? » – Edito 24/01/2020

Après tout on récolte ce que l’on sème non ? A faire manger à des vaches leurs congénères sous forme de poudre, on s’attendait à quoi ? Il en a découlé la fameuse maladie de la vache folle où les bêtes infectées ont induits par le biais d’un prion la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez des humains. Elle conduit à une dégénérescence du cerveau et bien entendu à la mort.

Le fameux virus AH1N1 de 2009 vous vous en souvenez ? C’est le virus qui avait obligé les autorités à installer des capteurs de température corporelle dans les aéroports, y compris à Faa’a car la pandémie était devenue mondiale. Et bien à la base il s’agit d’une grippe porcine, sauf que quand on sait comment ces animaux sont traités, élevés, et mis en totale promiscuité comme si ce n’étaient même pas des êtres vivants, le franchissement de la barrière des espèces est facilité et les humains sont contaminés par un virus qui mute.

H5N1 ça vous parle ? C’est un peu plus ancien, il date de 2004.  C’était la même chose sauf que la grippe était aviaire, elle était née chez des oiseaux, plutôt des poules et des canards en fait. Etc. A un moment son taux de mortalité a même dépassé les 50% en Asie et en Europe mais heureusement la contagion a été endiguée.

Et nous voici confrontés à présent, toujours en provenance de l’empire du milieu, au 2019-nCoV dont la planète entière parle. Aux dernières nouvelles l’OMS estime qu’il est « trop tôt » pour déclarer une urgence internationale, mais cela pourrait venir. La ville de Wuhan et ses 11 millions d’habitants a été mise hier sous quarantaine stricte et le moins que l’on puisse dire c’est que son fameux marché aux poissons et aux fruits de mer tel qu’il était présenté au début s’avère bien plus bizarre que ça. C’est presque la petite galerie des horreurs car grâce à un papier de France Info on apprenait en fait que de nombreux animaux sauvages y étaient en effet illégalement vendus comme des rats, des renards, des crocodiles, des louveteaux, des salamandres géantes, des serpents, des paons, des porcs-épics ou encore de la viande de chameau.

A force de manger tout et n’importe quoi en l’élevant ou le cultivant n’importe comment, sans respect pour la vie avec un grand V nous continuerons cycliquement à mettre toute notre espèce en danger, jusqu’au jour où ce sera l’abus de trop, celui qui aura le potentiel de nous exterminer et qui laissera sa chance à l’une des autres espèces animales de ce monde de devenir l’espèce dominante à notre place. Certains seraient en droit de se demander si ce ne serait pas la solution la plus efficace pour éviter à toute la biosphère de la Terre d’y passer.

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Journal de 7:30, le 24/01/2020

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