
« Une boîte de nuit à ciel ouvert »
Des troubles qualifiés de récurrents et « prévisibles ». Aussi l’établissement affirme avoir anticipé en ouvrant exceptionnellement « le 1ᵉʳ janvier à 8 heures au lieu de 6 heures, sachant par expérience que cette zone serait une boîte de nuit à ciel ouvert ». Mais dès 8 heures, « le constat et la décision sont pris : par sécurité pour nos employés ainsi que la clientèle, nous sommes contraints à fermer notre établissement ». Une fermeture que la direction juge lourde de conséquences, parlant d’un « préjudice économique direct et inacceptable », résultant selon elle d’un « défaut manifeste de maintien de l’ordre public, mission qui relève pourtant de la responsabilité de la commune ».
« Comment allons-nous récupérer ce manque à gagner ? », s’insurge même la direction, rappelant que eux sont soumis à des règles « afin de garantir la sécurité de la clientèle et de la population », telles que la « fermeture des boissons alcoolisées les dimanches et jours fériés à partir de 12 heures », ou encore « l’interdiction de vente de boissons alcoolisées réfrigérées ».
« Une collision entre un scooter et un véhicule »
La lettre pointe aussi l’inefficacité des mesures actuelles : « Malgré la durée et l’ampleur de ces nuisances, aucune intervention efficace n’a permis de rétablir le calme et la sécurité. Nous avons vu et revu les muto’i passer – sans que cela ne fasse cesser ces troubles ». La direction ajoute que la situation aurait pu dégénérer : « Dans les alentours de 8 h, un drame aurait pu se produire », après une collision entre « un scooter et un véhicule », la voie étant « tellement obstruée que l’un ni l’autre n’avaient de visibilité ». Si les dégâts n’étaient que matériels, l’épisode renforce, selon l’établissement, l’urgence d’agir.
« Une pétition a été signée et déposée pour les nuisances »
Enfin, la direction du magasin termine en précisant que « dans l’année 2025, une pétition a été signée et déposée pour les nuisances sonores en semaine comme en week-end dans la même zone ». Le supermarché appelle désormais à « un échange ou une rencontre afin de trouver ensemble des solutions équilibrées, respectueuses à la fois des festivités, de la sécurité publique et du droit à la tranquillité », concluant qu’« il n’est pas question de subir le même sketch » à l’avenir. Sollicitée ce mardi, la mairie dirigée par Sonia Punua n’a pas apporter de réponse ou de précision. Nul doute que le sujet devrait faire débat dans dans la campagne des municipales toujours très animée à Papara.
