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Partenariat signé pour le projet agrisolaire Mahana O’Hiupe

©CP/Radio1

Le lancement du projet agrisolaire Mahana O’Hiupe, qui va conjuguer panneaux photovoltaïques et élevage bovin à la Presqu’île, a été formalisé ce mardi par la signature des nombreuses parties prenantes. Gérard Siu attend à présent la défiscalisation nationale sur les batteries et un assouplissement de certaines règles locales. 

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Cinq mois après avoir été désigné lauréat de l’appel à projet du Pays, Mahana O’Hiupe mené par Gérard Siu a formalisé les engagements des partenaires ce mardi matin à l’hôtel Intercontinental Tahiti. Un projet à 2 milliards de Fcfp, porté non seulement par la holding de la famille Siu, mais aussi par Antares, celle de Dick Bailey, Papeora, celle de Vincent Law, ainsi que celle de la famille Lausan. Côté financeurs, on retrouve la Socredo, engagée à hauteur de 1,7 milliards, sa filiale Océanienne capital investissement (OCI) qui prend 18% des parts, et la Sofidep dont l’apport est de 100 millions en prêt participatif. La réalisation technique du projet est confiée à Sunzil, dont le directeur France, Jérôme Chauvet, avait fait le déplacement pour l’occasion.

Gérard Siu a rappelé que le projet avait nécessité deux ans de préparation, mais il s’est dit « déterminé, certains diront même têtu » à le faire aboutir, malgré la hausse des coûts provoquée par la crise. Le directeur général da Mahana O’Hiupe, Patrick Lang, a rendu hommage a son épouse Linda Siu, décédée il y a un an, « qui a été très clairement à l’origine du projet et a mené les premières discussions avec les banques et les investisseurs. Elle y tenait beaucoup. » Matahi Brothers, directeur général de la Socredo, a rappelé que son établissement a vocation à s’orienter vers le développement durable : « On ne peut pas continuer à financer tout et … je ne dirais pas n’importe quoi mais… »

Une réglementation locale à faire évoluer

Petit bémol dans cette réunion, Gérard Siu a souhaité à présent « l’accompagnement du Pays et de l’État pour la transition énergétique », en trois points : défiscalisation sur les batteries en attente de la décision de Bercy, déplafonnement de la quantité d’énergie solaire injectée dans le réseau, et adaptation de la réglementation. « Aujourd’hui les règles d’écrêtement nous demandent de déclarer pour chaque plateau horaire une certaine puissance, qui ne peut pas être dépassée sous peine de déconnexion. Ce qui voudrait dire que toute l’énergie qu’on produit serait perdue jusqu’au plateau suivant, ce qui complique la rentabilisation et use prématurément les batteries, qui ont un coût extrêmement élevé. » Ces dernières ont subi 4 augmentations de prix durant le montage du projet, précise Gérard Siu : « on a dû remettre plus d’argent en fonds propres. »

Quant au prix de rachat du kW/h, fixé par contrat à 18 Fcfp par kW/h, Gérard Siu souhaite une indexation sur le coût de la vie : « aujourd’hui ça devient effectivement très peu rentable, quel investisseur va s’engager sur 25 ans ? »

 

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