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ParuVendu change de mains, La Dépêche riposte

© Radio 1La guerre est déclarée sur le marché des journaux de petites annonces au fenua. Le titre historique ParuVendu a quitté le groupe La Dépêche de Tahiti le 1er janvier 2017 pour passer aux mains du groupe FenuaDeal. La Dépêche a donc lancé la riposte lundi avec Le Gratuit. Les deux titres s’autoproclament chacun « numéro 1 des petites annonces » à Tahiti.

Remue ménage dans le monde des petites annonces. Le groupe La Dépêche de Tahiti, qui diffuse le ParuVendu en Polynésie depuis 15 ans, ne détient plus la licence du titre. Le 1er janvier 2017, le groupe Digital Virgo, propriétaire national du ParuVendu depuis 2012, a accordé la licence en Polynésie au groupe FenuaDeal. Un nouveau ParuVendu sortira donc dans les kiosques le mercredi 11 janvier prochain. De son côté, La Dépêche a riposté dès lundi en lançant Le Gratuit, son nouveau journal de petites annonces. La Dépêche de Tahiti affirme d’ailleurs dans son édition de lundi avoir voulu « se passer de la licence ParuVendu en perte de vitesse ». Des propos nuancés par le propriétaire du groupe La Dépêche, Dominique Auroy, qui évoque plutôt des problèmes « d’accord » avec Digital Virgo. Mais selon lui, ce changement ne modifiera pas la portée du nouveau titre.

Rodolphe Touboul, l’un des actionnaires du groupe FenuaDeal, et ancien cadre du groupe La Dépêche, affirme que la décision de Digital Virgo de changer de partenaire est motivée par les relations « d’amitié entretenues avec ces acteurs économiques depuis 30 ans ».

Mais la bataille s’engage aujourd’hui principalement sur le fait que le groupe FenuaDeal estime que le groupe La Dépêche entretient l’ambiguïté de la disparition du ParuVendu au profit du Gratuit. Ainsi, sur la page Facebook Le Gratuit numéro 1 des petites annonces, il est annoncé que « Le ParuVendu devient Le Gratuit » ou encore que « Le ParuVendu fait son relooking ! ». Le titre ParuVendu est même encore disponible sur le propre site de La Dépêche même si l’accès est pour l’heure « en maintenance ». Pour Rodolphe Touboul, de FenuaDeal, c’est « une vague de désinformation ».

De son côté, Dominique Auroy refuse de réagir à ces accusations de « désinformation » et feint de ne pas avoir d’informations sur la reprise du ParuVendu tant que le premier numéro n’est pas sorti. Pour le propriétaire du groupe La Dépêche : « que le nom soit repris par un autre prestataire c’est un autre débat, qui fera d’ailleurs l’objet de quelques différents ».

Quoi qu’il en soit, les kiosques comporteront à compter de mercredi deux titres de petites annonces, le ParuVendu imprimé à 20 000 exemplaires et Le Gratuit à 35 000 exemplaires. Reste à savoir s’il y a de la place pour tout le monde sur le marché !

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3 Commentaires

  1. Fiu
    10 janvier 2017 à 8h32 — Répondre

    La magie de ce combat inter « grand professionnels » c’est que dans l’ourse du Gratuit figure encore le logo Paru Vendu!!!

  2. allokoi
    10 janvier 2017 à 8h50 — Répondre

    Comment le gratuit peut-il affirmer un tirage à 35000 exemplaires alors que l’ours affiche 30000 et que rien n’est certifié? du pipo !!!

  3. Fiu
    10 janvier 2017 à 9h04 — Répondre

    La politesse est respectée puisque sur le site « nouveau » Paruvendutahiti il y a un lien vers La dépêche!

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