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Passez le concours d’entrée à Sciences Po au fenua

Une convention entre le ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur, le Vice-rectorat et sept Instituts de Sciences Politiques (IEP) a été signée, mercredi, à Paris, à la Délégation de la Polynésie française. L’objectif de la ministre Nicole Sanquer-Fareata est de faciliter l’accès à ce concours d’entrée très sélectif, grâce notamment à sa délocalisation sur le territoire et de réduire ainsi les inégalités de chances liées à l’éloignement géographique.

« Cette convention a pour but de développer les filières d’excellence. Et surtout de donner de l’ambition à nos élèves polynésiens. Elle permettra de mieux les accompagner lors de leur poursuite d’étude en métropole », s’est réjoui la ministre de l’Education et de l’Enseignement supérieur. Signée avec les sept Instituts de Sciences Politiques du réseau du concours commun (Sciences Po Aix-en-Provence, Sciences Po Saint-Germain-En-Laye, Sciences Po Strasbourg, Sciences Po Lille, Sciences Po Lyon, Sciences Po Rennes et Sciences Po Toulouse) la convention offre désormais la possibilité aux jeunes Polynésiens de préparer et passer, en Polynésie française, les épreuves d’admission au concours d’entrée en 1ère année dans ces différents IEP. « L’élève polynésien ne viendra plus en métropole pour le passer. En outre, il se verra proposer un choix d’IEP, ainsi qu’un accompagnement », a indiqué Nicole Sanquer-Fareata. En effet, lors de leur inscription, dans la perspective de leur admission sur la liste principale, les candidats, choisis sur critère scolaire et social, devront classer les sept Instituts d’Etudes Politiques en fonction de leurs choix préférentiels.

Pas de discrimination géographique

L’IEP de Saint-Germain-En-Laye a été désigné comme « IEP négociateur » et interlocuteur permanent du Vice-rectorat de Polynésie française et du ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur. Céline Braconnier, sa directrice, a donc signé, mercredi, par délégation, pour tous les IEP concernés. Elle a rappelé l’attachement de Sciences Po à la démocratisation de l’enseignement : « Les Instituts d’Etudes Politiques ont été assez novateurs avec la mise en place de dispositifs visant à susciter des vocations dans des milieux où l’on ne pense pas forcément à préparer ces concours et où l’on se dit qu’ils sont réservés aux élites ». Cette convention s’inscrit dans ce cadre en favorisant les candidatures de lycéens polynésiens. Elle traduit, selon Céline Braconnier, « une ambition de démocratisation très forte ». Le but est de préparer chaque année des jeunes Polynésiens qui réussiront les concours des IEP, et pour ceux qui échoueraient, de les avoir suffisamment formés pour qu’ils brillent lors d’autres études supérieures.La directrice de l’IEP de Saint-Germain-En-Laye a tenu à rappeler que Poeiti Bernier avait été la première Polynésienne à faire partie de la promotion 2014 de l’Institut d’Etudes Politiques qu’elle dirige. « Une de nos meilleures étudiantes », a-t-elle souligné avec fierté, si bien que l’IEP a accepté d’emblée la proposition de signer la convention car l’institut a « l’espoir d’accueillir d‘autres Poeiti dans l’avenir». Le vice-rectorat de la Polynésie française, représenté lors de cette mission à Paris par Jean-Louis Baglan, le Vice-recteur, est chargé d’organiser les concours. « Nous ferons en sorte que ces épreuves se déroulent dans les meilleures conditions et qu’il n’y ait pas de discrimination par rapport à l’éloignement géographique. Les conditions seront respectées. C’est notre engagement », a martelé Nicole Sanquer-Fareata.

D’après communiqué.

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