
Pierre Frébault prend la direction de la Caisse de prévoyance sociale vendredi matin. Jeudi, il a assisté au conseil d’administration, à qui il a déclaré vouloir « rendre ses lettres de noblesse » à la protection sociale et à la CPS, et « accompagner » tous les acteurs de la PSG dans les réformes qui les attendent pour assurer la viabilité du système.
Pierre Frébault, qui prend officiellement ses fonctions de directeur de la Caisse de prévoyance sociale ce vendredi, a assisté au conseil d’administration ce matin. Diplomate, il « rappelle que la CPS est le gestionnaire de la CPS. Les orientations, ensuite, se décident entre les partenaires et notamment les autorités gouvernementales. Bien entendu, j’accompagnerai les deux parties. » Passé le rameau d’olivier – « rendre ses lettres de noblesse à cette protection sociale et à la CPS », « cette PSG est le bien commun de tous les Polynésiens » – l’ex délégué interministériel au dialogue social ne peut ignorer l’ampleur du chantier qui l’attend.
L’un d’entre eux, dit-il, sera de lever les « points d’achoppement au niveau des prestations » comme l’harmonisation des allocations familiales. Ou celle des aides à la cantine scolaire dans les trois différents régimes, afin d’encourager la « mixité sociale dès le plus jeune âge ».
Il évoque aussi la réforme du régime des non-salariés, « qui a été préparée et discutée avec les partenaires sociaux, et qui doit faire l’objet maintenant d’une décision gouvernementale pour ensuite un passage à l’assemblée de Polynésie », et que Cédric Mercadal va présenter à l’assemblée dans la première partie de la session administrative pour une application au 1er juillet.
« Permettre aux branches actuelles de trouver leur révolution »
Au-delà, l’objectif affiché par le gouvernement est toujours de fusionner les régimes et de créer deux branches, l’une pour la maladie et l’autre pour la retraite. Mais pour y parvenir, « encore faut-il permettre aux actuelles branches de trouver leur révolution », dit-il en rappelant que pour l’instant, le seul système de retraite est celui des salariés, mais « est-il performant » ? « La réforme de 2019 a occasionné une certaine baisse du niveau des pensions, n’est-il pas temps d’envisager une amélioration, et notamment pour la partie de la tranche B ? »
« Mais toute réforme doit tenir compte de la viabilité de ces objectifs-là. Parce qu’il ne sert à rien de faire une réforme et ensuite de revenir dessus parce qu’on n’a pas eu les moyens », tempère Pierre Frébault. À qui les partenaires autour de la table du conseil, ce jeudi matin, n’ont pas fait de demandes particulières, « mais je ne doute pas qu’ils le feront savoir, sourit-il, quand les orientations seront présentées et qu’il faudra « faire des choix ».
Un travail de conciliateur qui l’attend ? « Je ne sais pas si c’est le bon terme, en tout cas je ferai comprendre qu’ils ont tout intérêt à se rejoindre et à parler de la même voix s’ils veulent atteindre le même objectif. » Et c’est dans cet esprit qu’il estime que le poste de délégué interministériel au dialogue social et à la PSG qu’il vient de quitter « devrait être maintenu, afin qu’il y ait un lien pour la suite des travaux de la PSG ».