EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Politique locale : ce n’est jamais assez … – Edito 13/06/2018

Cela fait maintenant plus de 48h que notre rédaction à Radio 1 vous a relayé les malaises au sein de la majorité Tapura à l’Assemblée de la Polynésie. La grogne serait de vigueur en raison d’appétits et d’ambitions apparemment restés inassouvis. On parle notamment de représentants qui ne sont pas montés au gouvernement alors qu’ils s’y voyaient déjà et qui empêchent par là-même des suivants de liste d’accéder à l’hémicycle, d’autres râlent après qu’ait été changée leur cheffe de groupe, et enfin il y a ceux qui digèrent mal un supposé traitement de faveur réservé aux ex membres de A tia Porinetia.

Ce mécontentement il existe, toutefois il est nécessaire de le relativiser, la grogne ne concernerait que moins d’une dizaine de personnes. Des gens qui ne se rendent pas compte que d’être là où ils sont, en soi, c’est déjà plus que pas mal. On ne peut jamais satisfaire tout le monde et encore moins ceux qui ont été élevés avec le biberon du Flossisme et qui estiment que l’intrigue ou les sinécures lucratives découlant du simple fait d’être quelqu’un, quelque part, sont les fondations d’une marche normale de la vie politique. C’est certain que mis dans le même sac que des bosseurs qui n’ont pas compté leurs heures sur le terrain du militantisme, ou en représentant dignement avec charisme et intelligence sur les plateaux radio et télé l’ensemble du parti, une nécessaire phase d’adaptation est de mise. Est-ce si compliqué que cela de s’imaginer que bosser dur, se remuer les méninges pour devenir une force de proposition et participer aux débats, ne soit pas le minimum qu’est en droit d’attendre un citoyen polynésien de la part de ses élus ? Tout ne doit-il est que confort, voire opulence ?

Et puis ce n’est pas de l’opposition orange qu’il faut attendre un exemple de vertu. Quand hier on lisait chez nos confrères de la Dépêche de Tahiti qu’un jeune élu disait avoir fait le calcul, qu’il était trop perdant s’il acceptait de transformer son emploi actuel à plein temps en un mi-temps, accessoirement en tant que journaliste, ce n’est pas gagné. Cela revient à considérer que le mandat de représentant à l’Assemblée, ce n’est pas un job à part entière qui mérite qu’on s’y consacre au moins une demie journée au quotidien, même en étant rémunéré plus de 600 000 Fcp. Je reviendrai sans doute dans un autre édito sur ce cas très particulier, pour l’instant un début de nausée m’empêche d’en dire plus.

Bref, vous rajoutez à tout ça des menaces de démission du Président du Pays parce qu’en substance il se dit « fiu » de ce climat entre élus et vous vous dîtes que quelque part nous les électeurs on mériterait a priori plus de respect. Quand on fait 66 000 voix et qu’on s’affirme sur la forme comme un leader, on fait en sorte que le fond suive. Un leadership cela s’affirme autrement que par des menaces de quitter le navire dès que l’équipage s’agite un peu.

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2 Commentaires

  1. simone grand
    13 juin 2018 à 17h16 — Répondre

    Nous ne les avons pas élus et nous ne les payons pas pour jouer aux capricieux. Réduire de moitié leur nombre serait une mesure de respect envers les électeurs et peut-être une manière d’éduquer ces enfants gâtés de l’ère CEP.

  2. Léon tupahururu
    17 juin 2018 à 8h18 — Répondre

    On soutient notre président Édouard quoi qu’il arrive le reste on a rien à foutre c’est un bon président

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Politique locale : ce n’est jamais assez … – Edito 13/06/2018