EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Pour que l’on se dresse contre la solitude – Edito 23/01/2019

Mon camarade Moretto n’aura pas manqué de vous le signaler dans son éphéméride ce matin, en ce 23 janvier nous sommes donc censés célébrer la journée mondiale des solitudes. Le problème est bien plus important que ce à quoi je m’attendais. Des études très sérieuses ont été réalisées sur le sujet. La dernière en date remonte au mois d’octobre et a été commanditée par l’institut BVA. On y apprend ainsi que la solitude est un problème important pour 8 Français sur 10, que c’est même une expérience « familière » pour 6 sur 10 et « personnelle » pour 4 sur 10.

On pourrait penser que c’est la norme d’avoir un cercle d’amis ou être proche des membres de sa famille, mais ce n’est en fait pas le cas. Entre les personnes qui ont rencontrées des galères dans leur vie, les personnes âgées, ou les jeunes incompris, nombreux sont ceux qui connaissent une forme d’isolement social plus ou moins sévère. D’après ce que j’ai pu lire il s’agirait d’une souffrance de fond, sourde, dont on ne parle pas et qui ne se remarque pas nécessairement.

Certains diront qu’il vaut mieux miser sur la qualité que la quantité d’amis, je ne saurais les contredire. Petite anecdote en passant : je m’étais rendu compte l’an dernier au moment où mon compte Facebook était sur le point de saturer en atteignant le plafond de 5000 « amis » qu’une vaste majorité n’avait jamais pris la peine de m’écrire un petit mot. Que ceux que j’avais déjà pu croiser physiquement ne devaient représenter qu’environ 5% du total, et que tout au plus 0,5% d’entre eux m’avait déjà proposé de boire un verre ou manger un morceau. C’est quand même pas de pot. Faisant ce spectaculaire et triste constat j’ai écrémé ma liste, et il est possible que j’en remette une couche bientôt. A coup sûr si vous vous plongez à votre tour dans le tri de votre côté vous aurez des surprises.

Les réseaux dits « sociaux » servent parfois de poudre aux yeux à ceux qui en fait ne sont pas réellement entourés, ils permettent de se bercer d’illusions. C’est une catégorie de niche par rapport à tous ceux qui en effet n’ont personne avec qui parler, rire, pour de vrai.

Il n’y a pas de raison, des personnes en situation d’isolement existent aussi sous nos latitudes et dans un quotidien qui va à 100 à l’heure, où nos propres problèmes nous mettent des œillères sur la souffrance potentielle qui nous entoure, aujourd’hui c’est l’occasion de s’intéresser aux autres. Un petit mot, un petit geste peut représenter beaucoup pour celui qui souffre en silence. Vous ne savez pas qui pourrait être dans cette situation ? Dans le doute, dîtes vous que ça peut être n’importe qui alors souriez à tout va et intéressez-vous à tout le monde, et pas uniquement sur internet.

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