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Pour Teura Iriti, réélue à Arue, les municipales ont « toujours été un avant-goût des territoriales »

Élue vendredi, lors de l’installation du nouveau conseil municipal, Teura Iriti reste sans surprise tavana de Arue. « Jaunes, rouges, roses, nous sommes tavana de toute la population », a-t-elle insisté devant de nombreux invités dont le président du Pays Moetai Brotherson. Des grands projets aux problèmes du quotidien qui sont ressortis pendant la campagne, « il faut maintenant vraiment qu’on agisse », a complété l’élu autonomiste. Si les premiers résultats de ces municipales ont entraîné beaucoup de pronostics optimistes dans son camp pour 2028, elle assure que « rien n’est joué ».  

« Il nous reste encore tant à bâtir ensemble.«  Ce vendredi, à la mairie d’Arue, le nouveau conseil municipal a élu sans surprise Teura Iriti pour un deuxième mandat. 30 votes pour la maire sortante, dont la liste Arue ia Papa’oa avait réuni plus de 63% des suffrages dimanche, et trois bulletins blancs ont été dépouillés. Pas de surprise pour l’élue qui a promis d’être la « tavana de tous ». « Même si aujourd’hui, nous portons le noir et blanc d’Arue Ia Papa’oa, j’ai mis une petite touche de couleur dans mes cheveux », a-t-elle déclaré en arborant sa fleur rose placée entre ses mèches de cheveux. « Jaunes, rouges, roses, nous sommes tavana de toute la population d’Arue. »

Le « quotidien » de la population, une priorité

La petite salle du conseil était bien sûr pleine pour cette installation, et beaucoup s’étaient amassés à l’extérieur du bâtiment pour applaudir la nouvelle tavana. Après avoir remercié les électeurs, les personnes présentes, les agents municipaux, Teura Iriti a aussi adressé un mot au président du Pays. Moetai Brotherson était présent aux premières loges pour ce sacre de l’élue autonomiste, qui accueille sur sa liste depuis 2020 des militants locaux du Tavini, malgré la candidature cette année de Daniel Vana’a, officiellement soutenu par Oscar Temaru et son parti. La maire a ensuite invité tout le monde à fêter cette élection dans les jardins de la mairie. Apéritif dînatoire et musique au programme de la soirée.

Après cette longue phase électorale, « Maintenant il faut vraiment qu’on agisse », a aussi insisté Teura Iriti. Pendant sa campagne, « il y a une vérité qui est encore ressortie et qui nous a rattrapés au galop » précise-t-elle : le « quotidien » de la population. La tavana a évoqué en partie l’entretien des routes, le caniveau et le nettoyage des rivières. « Et au-delà de ça, bien sûr, il y a les grands projets », a-t-elle précisé en citant l’eau potable, les déchets et l’assainissement des eaux. 

« Rien n’est joué » pour les territoriales

Siégeant également à l’assemblée depuis 2004, elle a expliqué que ses fonctions territoriales étaient la « continuité » de ses fonctions municipales. « Je pense que c’est aussi une bonne manière pour un tavana de pouvoir vivre pleinement au sein de l’assemblée et de voir toutes les décisions qui sont prises au niveau du pays pour en faire bénéficier sa commune ».

Interrogée sur les territoriales de 2028, pour lesquelles le camp autonomiste a lancé une mobilisation optimiste au soir du premier tour, Teura Iriti a souligné que les élections municipales ont « toujours été un avant-goût des élections territoriales ». Mais pour la tavana, « rien n’est joué ». Elle a conclu en expliquant que ces municipales lui ont « beaucoup appris » et qu’elles lui ont également demandé un investissement important en temps, sans regret. « C’est comme je disais à nos élus, c’est du sept jours sur sept, 24 heures sur 24. On a voulu être élus de cette commune », a-t-elle poursuivi. « Aujourd’hui, on récolte tout ce que l’on a semé ».