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Pourquoi No oe e te nunaa rafle les subventions aux partis en 2017

Les deux tiers de l’aide publique destinée aux partis et groupements politiques en Poynésie, 18 des 25 millions de Fcfp, sont alloués au No oe e te nunaa de Nicole Bouteau, loin devant le Tahoeraa huiraatira de Gaston Flosse avec un peu plus de 5,5 millions de Fcfp. Pourquoi ? Parce que l’ancien parti de Nicole Bouteau héberge officiellement les parlementaires du Tapura qui, lui, ne peut prétendre aux subventions.

Le décret concernant la répartition de l’aide publique aux partis et groupements politiques pour 2017 a été pris le 27 février dernier pour répartir 25 millions de Fcfp entre cinq formations politiques en Polynésie. Cette aide est fractionnée en deux parties. La première est dispensée en fonction du nombre de suffrages obtenus lors du dernier renouvellement de l’Assemblée nationale, avec des pénalités pour les partis n’ayant pas respectés la parité. La seconde fraction est destinée au financement des partis politiques ayant des parlementaires.

Et de façon très surprenante, c’est le parti No oe e te nunaa de Nicole Bouteau qui va toucher plus de 18 millions Fcfp, alors que le parti est officiellement en sommeil et que Nicole Bouteau appartient aujourd’hui au Tapura ! La raison de cette surprenante attribution de subventions, c’est que le No oe e te nunaa est officiellement le parti d’appartenance des quatre parlementaires Tapura (Maina Sage, Lana Tetuanui, Nuihau Laurey et Jean-Paul Tuaiva, NDLR) justement pour ces questions de subventions aux partis politiques. En effet, la loi prévoit que seuls les partis politiques ayant participé aux dernières élections peuvent prétendre aux subventions nationales. Le Tapura n’étant pas officiellement constitué lors des dernières élections, il ne lui était pas possible de prétendre aux subventions. Le parti a donc fait le choix de déclarer ses candidats sous le No oe e te nunaa qui pouvait, lui, prétendre aux subventions.

Le deuxième parti politique à recevoir un peu plus de 5,5 millions de Fcfp est le Tahoeraa de Gaston Flosse. Vient ensuite le Front de libération de la Polynésie – Tavini huiraatira (FLP) avec un peu plus de 800 000 Fcfp, et enfin l’UPLD et le Ia hau Noa de Bruno Sandras avec un peu plus de 400 000 Fcfp.

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2 Commentaires

  1. 8 mars 2017 à 10h34 — Répondre

    ce parti a donc les moyen de payer son loyer…

  2. 9 mars 2017 à 5h59 — Répondre

    Tambouille politicienne pour une dame qui prétendait incarner une autre approche de la politique, la fleur au fusil, les lèvres en coeur, rien dans les poches, rien dans les mains … Elle et Philippe Shyle ne sont que des attrappe nigauds derrière lesquelles une certaine officine tire les ficelles (voir la presse nationale à ce sujet)

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