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Praticiens grévistes et gouvernement toujours pas d’accords

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Il n’y a finalement pas eu de protocole d’accord de signé mercredi soir entre le gouvernement et les praticiens hospitaliers. Du côté du ministère de la Santé, on affirme qu’« il y a eu des avancées » alors que le syndicat considère qu’il « n’était pas du tout pris en considération ». Les grévistes ont prévu de se rencontrer jeudi matin en assemblée générale.

Pas de signature de protocole d’accord mercredi soir après quatre heures de négociation entre le ministre de la Santé, Jacques Raynal, la ministre de la Fonction publique, Téa Frogier et le syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie française (SPHPF). Pourtant Jacques Raynal affirme qu’il « y a eu des avancées sur de nombreux points ».

Le son de cloche est tout autre du côté du président du syndicat, Marc Lévy, qui indique que « les praticiens sortent très déçus (…). On n’était pas du tout pris en considération, on n’a rien de plus qu’avant ». Marc Lévy affirme que toutes ses demandes ont essuyé un refus. « On a l’impression que le but, c’est de refuser quelle qu’en soit la raison ». Pour les grévistes, le coup de grâce a été la proposition du gouvernement de réviser le protocole d’accord signé en 2016.

Concernant les points bloquants du statut des praticiens hospitaliers et du fonctionnement de l’hôpital, Marc Levy estime qu’il « y a un décalage considérable entre la modernité mise en place depuis des années au niveau médical et les structures administratives qui restent rétrogrades, sans évolution ». Le syndicat dit regretter le comportement des ministres qui pourrait pousser des professionnels de santé au départ.

Les praticiens hospitaliers grévistes doivent se rencontrer jeudi matin en assemblée générale pour décider ensemble de continuer, ou non, le mouvement de grève et évoquer les modalités d’un protocole d’accord.

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3 Commentaires

  1. Teina
    9 novembre 2017 à 3h45 — Répondre

    À vouloir faire grève auprès de chaque ministre de la santé depuis plusieurs années pour obtenir plus, ces médecins voraces sont en décalage complet avec la mentalité polynesienne. Un indice de ce décrochage est l’absence de médecins originaires de Polynésie pami ces manifestants touchant des salaires mensuels de plus d’un million fcp . Il est choquant d’apprendre que leurs indemnités de gardes et astreintes contestés après la cour des comptes représentent plus du tiers de leur salaire. Il faut le comparer aux heures d’attente aux urgences que nous subissons comme malades car ces messieurs dames se reposent tranquillement dans leur foyer.

  2. Tiare 1
    9 novembre 2017 à 5h50 — Répondre

    M.me Frogier Tea lors de son allocution télévisée nous a dévoilé une image peu reluisante de sa personnalité.Elle s’est montrée arrogante, irrespectueuse, dans la dénégation totale de reconnaissance de la profession médicale.Elle oublie que ce sont des personnes au service de la population qui sont là pour nous soigner, sauver des vies…Elle en tant que ministre que nous apporte-t-elle? Rien de bon, si ce n’est que des promesses en période électorale qui ne sont que fumée.

  3. Iritahua
    9 novembre 2017 à 6h22 — Répondre

    Vous allez encore vous faire manipuler par ces pourris ticiens.

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