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Primaire de la droite: des piques puis des chiffres pour le 1er débat

Paris (AFP) – Quelques flèches décochées, avec Nicolas Sarkozy dans le viseur, puis un grand oral sur les thèmes économiques et sociaux: le premier débat télévisé entre les septs concurrents de la primaire de la droite (20-27 novembre) jeudi a oscillé entre le chaud des rivalités et le froid des chiffres.

A la poursuite du grandissime favori des sondages Alain Juppé et du challenger Nicolas Sarkozy, c’est Jean-François Copé qui a frappé le premier, très fort, pour ouvrir cet exercice inédit à droite, entre sept candidats et à sept mois de l’élection présidentielle.

« Il y a 10 ans en 2007, j’avais comme des millions de Français espéré en la rupture que proposait Nicolas Sarkozy », a déclaré le maire de Meaux, avec à sa droite l’ancien président de la République. 

« Cette rupture, malheureusement on ne l’a pas faite », a-t-il poursuivi, donnant le ton d’une émission qui a vu M. Sarkozy plusieurs fois épinglé sur son bilan ou ses propositions par ses concurrents.

L’ex-chef de l’Etat a volontiers rappelé avoir « gouverné » avec ceux qui l’entouraient dans ce grand oral très attendu.  

Dans leurs propos liminaires, tous ont marqué leurs différences, à l’image de Nathalie Kosciusko-Morizet, seule femme du plateau, qui a expliqué vouloir construire « la nouvelle France » et a défendu « une droite de progrès, liberté et audace, alliée au centre, ouverte, qui rassemble ».

Bruno Le Maire a surenchéri dans la tonalité offensive. « Si vous voulez que tout continue comme avant, eh bien vous avez tout sur ce plateau », a-t-il lancé, face à la caméra et sans cravate, déplorant que « de quinquennat en quinquennat, la France tombe toujours plus bas ».

Et l’ancien Premier ministre François Fillon, qui avait lancé la première pique de la campagne sur le thème de la probité, a ajouté vouloir être « le président de l’honnêteté ». « Aux Français j’ai toujours dit la vérité. j’ai dit que la France était en faillite » en 2007, a-t-il rappelé.

« Je suis prêt », a pour sa part assuré Alain Juppé. Le favori des sondages a expliqué être « allé à la rencontre de [ses] concitoyens » et avoir « mieux compris les inquiétudes et les exaspérations. « C’est une primaire ouverte de la droite et du centre », a insisté le maire de Bordeaux, qui a enregistré le soutien de nombreux centristes cette semaine. Appel qui lui a valu une réplique immédiate de Nicolas Sarkozy, l’accusant de vouloir faire des « compromis » avec la gauche.

– Alain Juppé trébuche –

L’inconnu du plateau, Jean-Frédéric Poisson, s’est fait remarquer en reprochant notamment à son camp de n’avoir fait qu' »aménager des pauses, des parenthèses dans les projets que conduisait la gauche » quand elle était au pouvoir.

Avec un temps d’une minute imparti à chacun par question, les sept postulants, qui se sont tutoyés, se sont ensuite aventurés sur des terrains bien plus techniques, sur les thèmes de fiscalité, de temps de travail ou encore de réforme des retraites.  

Un exercice pavé de chausse-trapes. Alain Juppé a ainsi trébuché en disant qu’il instaurerait une dégressivité de 20% sur les allocations chômage, alors qu’il prévoit en réalité 25%.

Mais cela a aussi permis à chacun de présenter précisément ses propositions et de démontrer ainsi son niveau de préparation à gouverner la France.

Parmi les mesures choc réaffirmées jeudi soir, la suppression des emplois aidés pour Bruno Le Maire, celle de l’ISF pour Nicolas Sarkozy, la hausse de 3 points de la TVA couplées à une baisse de 35 milliards d’euros des charges sociales pour Jean-François Copé ou encore la proposition de NKM d’instaurer un « revenu de base pour tout le monde ».

Les sept candidats ont abordé dans la seconde partie de l’émission les sujets d’identité, de sécurité et de terrorisme.

L'ex-président français Nikolas Sarkozy (d), le maire de Bordeaux Alain Juppé (g) et Nathalie Kosciusko-Morizet (c) lors du premier débat télévisé à Plaine-Saint-Denis, près de Paris, le 13 octobre 2016. © AFP

© POOL/AFP PHILIPPE WOJAZER
L’ex-président français Nikolas Sarkozy (d), le maire de Bordeaux Alain Juppé (g) et Nathalie Kosciusko-Morizet (c) lors du premier débat télévisé à Plaine-Saint-Denis, près de Paris, le 13 octobre 2016

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