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Primaire de la droite: la campagne démarre avec l'officialisation des candidatures

Paris (AFP) – La campagne pour l’Elysée débute véritablement mercredi à droite avec l’officialisation des candidatures à la primaire organisée par Les Républicains (LR), dont le scénario pour l’heure annoncé est un duel entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

La liste des candidats pour ce scrutin, qui se déroulera sur deux tours les 20 et 27 novembre, sera rendue publique mercredi à la mi-journée. La confirmation des candidatures de l’ancien président Sarkozy et des anciens Premiers ministres Alain Juppé et François Fillon ne fait aucun doute. Idem pour Bruno Le Maire, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson.

Il existe en revanche « des interrogations sur deux noms », ceux de Nathalie Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton, selon une source au sein des Républicains. « Il n’y a pas de suspense », a cependant assuré NKM mercredi matin sur Sud Radio et Public Sénat.

Les membres de la Haute autorité de la primaire présidée par la juriste Anne Levade se réunissent mercredi à 09H00 « pour arbitrer ». L’annonce se fera soit par communiqué, soit lors d’une conférence de presse en début d’après-midi.

Cette étape marque le coup d’envoi de la campagne officielle de cette primaire ouverte à l’ensemble des électeurs, exercice inédit dans l’histoire de la droite française, dont le vainqueur briguera la succession de François Hollande à l’Elysée, avec la concurrence menaçante du Front national de Marine Le Pen.

Dès la publication de la liste, débutera la campagne officielle pour la primaire. En réalité, les candidats font déjà campagne depuis des semaines, multipliant meetings, visites aux entrepreneurs ou agriculteurs, publiant livres ou brochures détaillant leur projet.    

De sondage en sondage, Alain Juppé a été donné gagnant au second tour mais selon une enquête Harris interactive publiée le 15 septembre, Nicolas Sarkozy fait désormais jeu égal avec lui au premier tour (37% chacun). 

En terme de popularité, le maire de Bordeaux est également le favori des sondages, tous partis confondus, selon un sondage Odoxa publié mardi (à 39%, +4), quand l’ex-chef de l’Etat ne recueille que 23% (sans changement).

– Trois débats –

Derrière eux, des doutes subsistent au sujet des candidatures de M. Mariton et de Mme Kosciusko-Morizet , bien qu’ils aient annoncé le 9 septembre avoir réussi à réunir tous les parrainages nécessaires pour concourir. 

Un parrain ne peut accorder sa signature qu’à un seul candidat. En cas de doublon (ou plus), le parrainage est perdu pour chacun des candidats l’ayant reçu. 

Un parlementaire aurait peut-être signé à la fois pour M. Mariton et pour un autre des candidats. Or le député de la Drôme n’avait pu présenter – in extremis – le soutien que de vingt parlementaires, le privant de réserve en cas de problème. 

Pour NKM, il s’agirait plutôt d’un problème de signatures d’adhérents. Toutefois, les vérifications étaient toujours en cours mardi en soirée et rien n’était définitif. 

Au titre de président du Parti Chrétien-Démocrate, M. Poisson était dispensé de parrainages. Mais les autres ont dû fournir à la Haute Autorité les signatures d’au moins 2.500 adhérents et 250 élus (dont vingt parlementaires au minimum).  

10.228 bureaux de vote seront installés sur le territoire (écoles, mairies…), partout ouverts de 08H00 à 19H00. 

Trois débats seront organisés en vue du premier tour: le premier, le 13 octobre (TF1, RTL, Le Figaro), portera sur « les grands sujets de préoccupation des Français », l’économie et le social (chômage, emploi, fiscalité…), ainsi que la sécurité (anti-terrorisme, islam, Daech…). Les deux autres débats se dérouleront les 3 novembre (iTELE, BFMTV, RMC) et 17 novembre (France 2, Europe1, presse quotidienne régionale).

Comme ce fut le cas pour la primaire socialiste de 2011, tous les Français inscrits sur les listes électorales peuvent voter. Il leur en coûtera deux euros par tour. Il leur sera également demandé de signer une charte dans laquelle ils déclarent « respecter les valeurs républicaines de la droite et du centre ».

Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon le 5 septembre 2015 à La Baule. © AFP

© AFP/Archives JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon le 5 septembre 2015 à La Baule

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