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Procès Fiona: le président de la cour fait intervenir le bâtonnier

Riom (France) (AFP) – Le président de la cour d’assises du Puy-de-Dôme, qui juge Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf pour la mort de la petite Fiona en 2013, a fait intervenir le bâtonnier, mercredi soir, après un incident avec la défense.

L’audience a été suspendue vers 21H30, pendant plus d’une heure, le temps qu’arrive Frédéric Franck, qui préside le Conseil de l’Ordre du Barreau de Clermont-Ferrand. Elle a repris brièvement vers 22H45 avant d’être suspendue à nouveau jusqu’à jeudi matin. 

L’incident est survenu entre le président de la cour, Dominique Brault, et Renaud Portejoie, l’un des avocats de la mère de la fillette, âgée de cinq ans au moment de sa disparition. Le magistrat lui reprochait de faire obstruction à ses questions en répondant à la place de l’accusée, à un moment où celle-ci semblait sur la sellette.

Le président venait d’interroger les deux ex-concubins sur les coups mortels qu’ils sont accusés d’avoir portés à l’enfant. Une médecin-légiste, entendue dans l’après-midi à la barre, avait privilégié l’hypothèse d’un traumatisme abdominal, consécutif à des coups portés au ventre et au thorax, pour expliquer la mort de Fiona. Hypothèse formulée sur la base des éléments de l’enquête à défaut d’avoir pu pratiquer une autopsie, le corps n’ayant jamais été retrouvé.

Les accusés, tous deux anciens toxicomanes, ont répondu en évoquant une nouvelle fois une mort accidentelle par absorption d’un médicament. « C’est médicamenteux », a assuré Cécile Bourgeon.

Le président lui a alors rappelé qu’en garde à vue, elle avait pourtant imputé à Berkane Makhlouf des coups sur la fillette, la veille du drame. « C’était une invention ? », a-t-il demandé. « Non, ce n’était pas vraiment une invention », a bredouillé la mère. « Vous comprenez ce que vous êtes en train de dire là ? C’est vrai ou c’est pas vrai ? ». L’accusée: « Oui. Berkane dit aussi des mensonges ».

Et le magistrat d’insister: « donc c’est un mensonge lorsque que vous avez voulu accabler M. Makhlouf ? Donc même devant la cour d’assises, vous dites des mensonges ? » « Oui. Il arrêtait pas de m’accabler. Je l’ai très mal vécu, j’ai voulu l’accabler un peu plus », a lâché Cécile Bourgeon semant encore un peu plus le doute sur le sort de Fiona.

La semaine dernière, les deux anciens concubins s’étaient déjà mutuellement accusés de ne pas dire la vérité.

Le verdict est attendu vendredi soir.

Un dossier portant le prénom de la petite Fiona, à la Cour d'assises du Puy-de-Dôme, à Riom, le 17 novembre 2016. © AFP

© AFP/Archives Thierry Zoccolan
Un dossier portant le prénom de la petite Fiona, à la Cour d’assises du Puy-de-Dôme, à Riom, le 17 novembre 2016

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