EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Quand ça dégouline d’amour sur les réseaux sociaux, et qu’on est seul … – Edito 14/02/2018

Avant d’écrire cet édito je me suis replongé dans les archives pour voir s’il m’était déjà arrivé par le passé d’écrire quelque chose sur la Saint Valentin. Je n’étais pas sûr. Et bien je n’ai pas été déçu … Ainsi il y a deux ans j’étais en mode «  Et vas-y que c’est une fête hyper commerciale, que d’être célibataire ça sert à mieux apprécier le moment où on trouve la bonne personne et qu’on se sent aimé en retour, et patati et patata ». Avec 24 mois de vécut supplémentaire, en fait je relativise un peu, être seul le jour de la Saint Valentin, ce n’est pas terrible du tout. Et ce, surtout quand tu es confronté partout à la pression commerciale de cette pseudo fête et aux témoignages des uns et des autres que tu ne parviens plus à éviter si tu ne veux pas te couper du monde.

Parce que vraiment j’ai l’impression que pour plein de couples développer des véritables plans de communication sur les réseaux sociaux à propos de leur idylle est devenu une norme. « Le petit couple au resto », « le petit couple à l’hôtel » avec zoom sur le lit où ils vont batifoler toute la nuit, « le petit couple à la plage » etc. etc. C’est parfois tellement too much même dans les déclarations publiques dégoulinantes que ça rend super mal à l’aise en fait. Réseau social ça veut dire plus de pudeur ? Je n’ai pas un cœur de pierre, j’ai déjà été amoureux, je sais qu’on a alors envie de le crier à la Terre entière, mais il vaut peut-être mieux justement que ça ne reste qu’une envie …

Je me suis souvenu d’un article que j’avais lu sur le site du magazine Top Santé. Ainsi, selon une très sérieuse étude américaine, les utilisateurs de Facebook trop exposés au bonheur des autres auraient tendance à développer des symptômes dépressifs. Alors déjà que selon les dernières chiffres plus de 40% de la population polynésienne souffrirait d’au moins un trouble mental, je ne vous raconte même pas le pic terrible auquel on arrive le 14 février !

Le réflexe pourrait donc être de se priver d’une vie sociale numérique, mais ce n’est pas la solution. L’idée serait plutôt de cesser d’idéaliser une vie sentimentale sur le modèle de celle de nos amis, cesser de faire des comparaisons avec ce que nous vivons.  Bien sûr c’est facile à dire, moins à faire, mais il y a bien quelque chose qui pourrait vous y aider. Parce que j’ai souvent vu ça aussi : ces couples qui avaient un besoin de sur-communiquer sur leur relation ô combien épanouissante, qui pourtant quelques mois à peine plus tard, se déchiraient publiquement et quelques jours encore après s’affichaient avec quelqu’un d’autre. Et bim, le cycle recommence. Ce n’est pas toujours le cas non plus, alors au lieu d’envier les couples heureux et vous morfondre, soyez patients, votre tour viendra. On y croit …

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